Selon le Coran et la Sunna, le diabète fait partie des maladies pouvant exempter la personne de jeûner . Si toutefois la personne souhaite jeûner, il est recommandé d’en discuter avec le médecin. Comme on le sait, les personnes diabétiques traitées à l’insuline et voulant jeûner sont particulièrement à risque, puisqu’il y a un risque d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie importante.
Si la personne ayant fait le choix de jeûner se trouve dans une situation difficile, elle saura alors obligée de rompre le jeûne, car la législation islamique protège la vie du musulman, qui est sacrée.
Ce que dit la science : jeûne, diabète et glycémie
Ce que la recherche publiée dit des remèdes évoqués ci-dessus, à titre d’éclairage — les études portent sur les causes matérielles, la guérison appartient à Allah.
Le jeûne
Le jeûne, prescrit puis recommandé par la sunna (lundi-jeudi, jours blancs), est aujourd’hui étudié sous le nom de jeûne intermittent : une méta-analyse du BMJ montre des effets favorables sur le poids et les facteurs de risque cardiométabolique (BMJ, 2025), avec un impact sur l’appétit (Nutrients, 2023) et la composition corporelle (Diabetes Obes Metab, 2024). Précaution : les personnes diabétiques sous insuline, enceintes, allaitantes ou fragiles doivent adapter le jeûne avec leur médecin — l’islam autorise et parfois impose de ne pas jeûner en cas de maladie.
Diabète et glycémie
L’alimentation (index glycémique bas, fibres, moins de sucres rapides) est le socle du traitement du diabète de type 2 (BMJ, 2021) ; plusieurs plantes de la tradition — cannelle, fenugrec, nigelle, curcuma, feuille d’olivier — ont un effet hypoglycémiant confirmé par des méta-analyses (Diabetes Metab Syndr, 2023) (Nutrients, 2024), et le lait de chamelle est étudié dans ce cadre. Précaution : ces remèdes s’ajoutent au traitement et peuvent provoquer des hypoglycémies s’ils s’y cumulent — surveiller la glycémie et ne jamais modifier une dose d’insuline sans le médecin.
