Il est possible de ne pas sentir très bien après une Hijâma.
Celle-ci occasionne une baisse de la tension artérielle, ainsi qu’une baisse du taux de sucre dans le sang.
Et certaines personnes réagissent plus ou moins bien à ce phénomène.
De plus les produits laitiers consommés après la hijâma peuvent occasionner des nausées et vomissements.
L’envie de dormir est quelque chose de normal, car une hijâma cela fatigue et le corps sécrète certaines hormones au décours de la hijâma (endorphines, adénosine, enképhalines…) qui sont des hormones antidouleur et antistress.
Certaines personnes peuvent même connaître une période de fièvre.
Si ces effets persistent au-delà de 48h après la séance, consultez un médecin.
La quantité de sang extraite n’est en aucun cas un signe de hijâma profitable, “réussie” ou autre.
La quantité de sang variera d’une personne à l’autre et des fois, pour une même personne d’une séance à l’autre en fonction de :
-La période du mois lunaire (le sang est agité par l’activité lunaire et son influence est la plus forte entre le 16 et le 23 du mois lunaire avec 3 jours recommandés par le Prophète ﷺ
-L’état de fatigue de la personne.
-Sa corpulence (présence ou pas de graisse entre la peau et les muscles).
-La température de la pièce où l’on pratique la hijâma.
-La peur.
-Le patient a-t-il bien respecté le temps où il ne doit pas manger avant la hijâma etc.
Les 48 heures qui suivent la séance
| Quand | Ce que l'on ressent souvent | Ce que l'on fait |
|---|---|---|
| Juste après | Tête légère, léger vertige en se levant, envie de dormir, parfois frisson | Rester assis quelques minutes, boire de l'eau, manger deux ou trois dattes ou une cuillère de miel |
| Les premières heures | Grande fatigue, sensation de « vide », douleur légère aux points | Se reposer, dormir si le corps le demande ; pas d'effort, pas de sport, pas de douche chaude ni de hammam |
| Le soir | Parfois un peu de fièvre, courbatures | Repas léger, sans laitages ni viande rouge ; couvrir les points d'un pansement propre |
| Le lendemain | Fatigue qui diminue, points sensibles au toucher | Reprendre doucement ; douche tiède possible, sans frotter les points |
| Après 48 h | Retour à la normale ; les marques s'estompent en une à deux semaines | Si un symptôme persiste ou s'aggrave, on consulte (voir plus bas) |
Pourquoi on se sent faible : trois mécanismes
Le professeur les nomme ci-dessus. La tension artérielle baisse après le prélèvement de sang, d'où le vertige quand on se lève trop vite. Le sucre dans le sang baisse aussi, surtout si l'on a jeûné avant la séance comme il est recommandé, d'où la sensation de vide et l'intérêt des dattes ou du miel juste après. Enfin, le corps sécrète des hormones antidouleur et antistress (endorphines, adénosine, enképhalines) : c'est ce qui donne cette envie de dormir, et c'est aussi ce qui fait le bien-être des jours suivants. Une hijama est un petit traumatisme volontaire ; la fatigue est la trace du travail de réparation.
Ce qui n'est pas normal
On appelle un médecin, sans attendre, si l'on observe :
- une fièvre au-delà de 38,5 °C, ou une fièvre qui dure plus de 24 heures ;
- une rougeur qui s'étend autour des points, une chaleur, un écoulement, un gonflement : c'est le signe d'une infection de la peau ;
- un malaise qui se répète, des palpitations, un essoufflement ;
- un saignement qui reprend sous le pansement ;
- des symptômes qui durent au-delà de 48 heures, le seuil que fixe le professeur.
Ces situations sont rares avec un praticien formé, du matériel à usage unique et une peau désinfectée. Elles ne le sont plus quand la hijama est faite dans de mauvaises conditions.
Ce que disent les revues d'essais sur la sécurité de la hijama
- Une revue systématique de 22 études sur la ventouse dans les douleurs musculaires et articulaires a analysé les effets indésirables rapportés : ils sont peu fréquents, presque toujours bénins et passagers (marques, douleur locale, vertiges), les cas graves étant liés à des pratiques non conformes (J Back Musculoskelet Rehabil, 2023).
- Une méta-analyse de 18 essais randomisés sur la douleur chronique retrouve un effet important à court terme par rapport à l'absence de traitement, avec un profil de sécurité acceptable ; les auteurs soulignent la qualité inégale des essais (J Pain, 2020).
- Dans l'hypertension, une méta-analyse d'essais de hijama humide retrouve une baisse de la tension systolique, ce qui rejoint ce que le professeur décrit et explique le vertige des premières heures (Clin Exp Hypertens, 2019).
Contre-indications et précautions
La fatigue après hijama est plus marquée, et la séance doit être discutée avec un médecin avant, chez les personnes anémiques, sous anticoagulants, diabétiques traitées, hypotendues, enceintes, ou qui ont fait un malaise lors d'une prise de sang. On ne fait pas de hijama à jeun prolongé ni juste après un repas lourd, ni sur une peau abîmée. Le nombre de points et la quantité de sang ne font pas la « réussite » de la séance, le professeur y insiste ; un praticien qui multiplie les ventouses fatigue sans soigner davantage.
Questions fréquentes
Combien de temps dure la fatigue après une hijama ?
De quelques heures à 48 heures. Elle est normale et s'accompagne souvent d'un mieux les jours suivants. Au-delà de 48 heures, on consulte.
Est-il normal d'avoir de la fièvre après la hijama ?
Un léger fébricule le soir peut arriver, le professeur le signale. Une fièvre franche au-delà de 38,5 °C, ou qui dure, n'est pas normale : on cherche une infection des points.
Que manger et boire après une hijama ?
De l'eau, des dattes, un peu de miel tout de suite ; puis un repas léger : soupe, légumes, pain, fruits. On évite le jour même les laitages (nausées), la viande rouge, le café en excès, et bien sûr le tabac.
Peut-on dormir après une hijama ?
Oui, et c'est même conseillé : l'envie de dormir vient des hormones antidouleur libérées par le corps. Un sommeil de quelques heures aide la récupération.
Beaucoup de sang, c'est bon signe ?
Non. La quantité dépend du moment du mois lunaire, de la fatigue, de la corpulence, de la température de la pièce et de la peur, pas de l'efficacité. Le professeur le rappelle : ce n'est en aucun cas le signe d'une hijama réussie.
