Les fausses couches sont une épreuve parfois difficile à surmonter, mais avec de la patience et des invocations cela est possible.
Dans un premier temps, il faudra étudier les causes, qui peuvent être dues à des virus ou des bactéries entrainant des malformations, des infections utérines ou dans les trompes, ou des embryons non-viables.
Parmi les précautions à prendra avant la grossesse, on pourra citer la consommation de produits de la ruche comme le miel, de champignons chinois, de ginseng et bien sûr le fait d’avoir une alimentation saine.
Enceinte, il faudra privilégier les produits de la ruche, comme la gelée royale ou la propolis, afin de lutter contre les virus et les infections, étant donné que d’autres remèdes ne seront plus adaptés en cette période.
Par ailleurs, l’hygiène devra être soignée, et les bonnes habitudes comme se laver les mains régulièrement, ce que l’on retrouve dans les ablutions, aideront à lutter contre les virus et autres menaces pour la grossesse.
En cas de malformation utérine, l’examen médical sera exigé. Il pourra aussi s’agir d’un fibrome, ou d’une endométriose qu’il faudra donc traiter. La fausse couche pourra également avoir pour cause un dérèglement hormonal comme l’hyperthyroïdie ou l’hypothyroïdie. Elle pourra aussi venir du diabète ou d’une insuffisance rénale. L’hypertension artérielle, engendrant des troubles de la circulation sanguine pourra aussi être une cause. Enfin, les allergies au gluten pourront elles aussi engendrer des fausses couches.
En outre, lorsque nous sommes face à une incompatibilité des groupes sanguins de la mère et de l’enfant, c’est-à-dire lorsque l’un est du resus positif et l’autre du resus négatif, et ceci est la prédestination du Seigneur, pourra alors avoir lieu une fausse couche.
Mais encore, les accidents de la circulation et les chocs post traumatiques ont parfois pour conséquence le fait de déclencher des fausses couches. Pour palier à ce choc, la femme devra se préserver en prenant des calmants.
Il existe trois sources fondamentales visant à lutter contre les fausses couches qui sont la vitamine B12, l’acide folique et le fer.
Une bonne hygiène alimentaire est également primordiale pour mener à terme sa grossesse, et éviter de consommer des viandes et poissons mal cuits au risque d’être contaminée par des bactéries. L’alimentation devra bien entendu être saine et équilibrée. La prise d’omégas 3 sera une bonne chose pour favoriser une bonne grossesse, et parfois la prise de poids sera nécessaire, ou encore la relaxation pour réduire au maximum le stress. La caféine sera quant à elle à limiter .
Parmi les choses pouvant interrompre la grossesse on trouve la prise de médicaments contre-indiqués en cas de grossesse, il faudra donc être vigilante te bien lire les notices. Certaines plantes médicinales sont elles aussi contre indiquées pour les femmes enceintes comme : la grande camomille (au début de la grossesse), le genévrier, la sauge, les plantes laxatives comme le séné, la bourdaine, la rhubarbe et l’aloe vera (en début de grossesse).
Avant la grossesse, il sera conseillé de consommer de la progestérone au maximum.
Et n’oublions pas que c’est Allah le Donateur.
D'abord, ce que la foi dit à celle qui l'a vécue
« Il fait don de filles à qui Il veut, de garçons à qui Il veut, ou les deux, et Il rend stérile qui Il veut » (42:49-50). L'enfant est un don, et sa perte est un décret, pas une faute. Le prophète ﷺ a dit de l'enfant mort avant terme qu'il « traîne sa mère vers le Paradis par le cordon » lorsqu'elle patiente en espérant la récompense (Ibn Majah, chaîne acceptable). Une femme qui perd une grossesse n'a rien fait de mal : elle n'a pas trop porté, pas trop marché, pas mal mangé, pas manqué de foi. Il faut le dire parce que la culpabilité est le premier mal qui suit une fausse couche, et qu'il est infondé. On a le droit d'être triste, de pleurer, de demander de l'aide : les prophètes ont pleuré leurs enfants. Le professeur commence par « la patience et les invocations », et c'est le bon ordre : le cœur avant les causes.
Les causes, à leur vraie place
| Cause | Part des fausses couches | Ce qu'on peut faire |
|---|---|---|
| Anomalie chromosomique de l'embryon | 50 à 70 % des fausses couches précoces ; le hasard de la fécondation, plus fréquent avec l'âge | Rien pour celle-ci ; la suivante a toutes les chances d'aller à terme |
| Thyroïde (hypo, hyper, anticorps) | Cause fréquente des fausses couches répétées ; les anticorps antithyroïdiens augmentent le risque même avec une thyroïde normale (J Obstet Gynaecol Res, 2024) | TSH et anticorps avant la conception ; traitement si besoin |
| Diabète, surpoids, hypertension | Le professeur les cite ; un diabète mal équilibré double le risque | Glycémie, poids et tension contrôlés avant d'essayer |
| Utérus (malformation, fibrome, adénomyose, endométriose) | 10 à 15 % des fausses couches répétées | Échographie, hystéroscopie ; chirurgie parfois |
| Maladies auto-immunes, dont la maladie cœliaque | Le « gluten » du professeur : la maladie cœliaque non traitée augmente le risque, comme d'autres maladies auto-immunes (Lancet, 2023) | Dépistage sur signes ; régime sans gluten strict si cœliaque |
| Infections | Rares en cause directe ; certaines (listeria, toxoplasmose, rubéole) sont évitables | Viandes et poissons bien cuits, fromages au lait cru évités, mains lavées : l'hygiène que cite le professeur |
| Incompatibilité rhésus | Ne cause pas la première fausse couche mais peut compliquer les suivantes | Une injection après chaque grossesse chez la mère rhésus négatif : c'est systématique en France |
| Choc, accident | Exceptionnel avant le troisième mois : l'utérus est protégé par le bassin | Consulter après un choc violent ; le stress ordinaire ne cause pas de fausse couche |
Le point clé : une fausse couche isolée ne justifie aucun bilan, elle est « normale » au sens statistique (une grossesse sur six ou sept, selon l'analyse mondiale (Lancet, 2021)). À partir de deux, et surtout trois, on cherche, et l'on trouve une cause traitable dans une bonne partie des cas.
Ce qui réduit réellement le risque de la fois suivante
- L'acide folique avant la conception : 400 µg par jour dès le projet de grossesse et jusqu'à 12 semaines ; la revue Cochrane confirme qu'il prévient les malformations du tube neural, cause de certaines pertes de grossesse (Cochrane, 2015). C'est l'un des trois piliers du professeur, avec le fer et la B12 ; les deux autres se dosent et se corrigent si besoin.
- Peu de café : une méta-analyse montre que le risque de perte de grossesse augmente avec la caféine, d'environ 20 % pour chaque tranche de 150 mg par jour (Int J Gynaecol Obstet, 2015) ; on reste sous une tasse par jour, comme le professeur le conseille.
- La progestérone, que le professeur mentionne « avant la grossesse » : la méta-analyse en réseau Cochrane montre qu'elle réduit le risque de fausse couche surtout chez les femmes qui ont des saignements en début de grossesse et un antécédent de fausse couche, sur prescription (Cochrane, 2021). Ce n'est pas un complément qu'on prend soi-même.
- Le soutien : les femmes qui ont fait une fausse couche vivent la grossesse suivante dans l'angoisse ; une revue des essais montre que le soutien et le suivi rapproché réduisent l'anxiété et la dépression (BMJ Open, 2017). La « relaxation pour réduire le stress » du professeur, les invocations, la roqya sur soi, un entourage qui écoute : cela compte.
- Pas de tabac, pas d'alcool, un poids normal, pas de sport violent : les mesures d'hygiène de vie évidentes.
Les produits de la ruche et les plantes : ce qu'ils font, ce qu'ils ne font pas
Le professeur conseille miel, gelée royale, propolis, champignons, ginseng avant la grossesse, et gelée royale et propolis pendant. Le miel est un bon aliment de grossesse ; la gelée royale apporte des vitamines B et des acides aminés ; la propolis est antibactérienne pour la gorge. Ce sont des soutiens de forme, et l'on peut les prendre à dose modérée (propolis en pastilles ou en spray, gelée royale une petite cuillère à jeun). Mais aucun d'eux n'a été montré capable de prévenir une fausse couche, et l'on ne doit pas le laisser croire à une femme qui en a vécu une. Le ginseng et les champignons s'arrêtent dès le projet de grossesse (le ginseng en particulier n'est pas recommandé enceinte). Et le professeur a raison de lister ce qu'on arrête : grande camomille, genévrier, sauge, séné, bourdaine, rhubarbe, aloe vera ; on y ajoute la nigelle et le costus par la bouche, la menthe pouliot, l'armoise et toutes les huiles essentielles. Voir la nigelle pendant la grossesse.
Contre-indications et précautions
Après une fausse couche, on consulte en cas de saignements abondants, de fièvre, de douleurs fortes ou de malaise : une rétention ou une infection se traitent. On attend en général un cycle avant de réessayer, sans obligation médicale d'attendre plus. On ne prend pas de progestérone, d'hormones ni de « boosters » de fertilité sans prescription. On ne fait pas de régime sans gluten « au cas où » : seule la maladie cœliaque diagnostiquée le justifie. Et l'on ne consulte pas de raqi pour une fausse couche isolée : elle n'est pas un mal occulte, c'est la nature, et l'accuser d'autre chose fait du mal.
Questions fréquentes
Que dit l'islam sur la fausse couche ?
Que l'enfant est un don et sa perte un décret, sans faute de la mère ; que la femme qui patiente est récompensée, et que l'enfant perdu intercède pour ses parents. La tristesse est permise, la culpabilité n'a pas lieu d'être.
Quel remède naturel pour éviter une fausse couche ?
Il n'y en a pas au sens strict : la première cause est une anomalie de l'embryon que rien n'empêche. Ce qui réduit le risque de la fois suivante : acide folique avant la conception, thyroïde et glycémie contrôlées, peu de café, pas de tabac, un poids normal, et un bilan si les fausses couches se répètent.
La gelée royale et la propolis protègent-elles la grossesse ?
Elles soutiennent la forme et l'immunité à dose modérée, mais aucune étude ne montre qu'elles préviennent une fausse couche. On les prend comme aliments, pas comme assurance.
Quand faut-il faire un bilan ?
À partir de deux fausses couches, et impérativement à trois : thyroïde et anticorps, glycémie, bilan de coagulation, échographie de l'utérus, caryotype du couple, dépistage cœliaque sur signes. Une cause traitable est trouvée dans une bonne partie des cas.
Quelles plantes arrêter dès qu'on est enceinte ?
Celles du professeur : grande camomille, genévrier, sauge, séné, bourdaine, rhubarbe, aloe vera ; et aussi nigelle et costus par la bouche, armoise, menthe pouliot, toutes les huiles essentielles. Dès le projet de grossesse, pas seulement au test positif.
