Pendant le mois de Ramadan, les tisanes seront très bénéfiques. On pourra boire le matin du thé vert, ou faire une infusion de sarriette ou de gingembre.
A la rupture du jeûne, après avoir mangé sa datte et bu son eau on consommera une tisane de thym, d’origan ou de camomille.
Après le repas, on boira une tisane digestive comme la tisane de sauge, de verveine ou de menthe, qui réduit les ballonnements et la fermentation intestinale.
Lorsque l’on a mangé un repas copieux, le citron sera excellent associé à la camomille et le gingembre.
En ce qui concerne le sucre dans les tisanes, il serait préférable d’éviter car il peut atténuer les bienfaits des principes actifs. Toutefois, si la personne est trop habituée au sucre et ne peut boire de tisane non sucrée, elle pourra ajouter une petite cuillère de miel à sa tisane.
Ce que dit la science : café, thé et sucre, jeûne, plantes médicinales
Ce que la recherche publiée dit des remèdes évoqués ci-dessus, à titre d’éclairage — les études portent sur les causes matérielles, la guérison appartient à Allah.
Café, thé et sucre
Une revue « parapluie » du BMJ conclut qu’une consommation modérée de café (3-4 tasses) est globalement associée à des effets favorables, sauf pendant la grossesse (BMJ, 2017) (Annu Rev Nutr, 2017) ; à l’inverse, les boissons sucrées augmentent nettement le risque de diabète et de syndrome métabolique (Diabetes Care, 2010). Précaution : le café et le thé bloquent l’absorption du fer — les éloigner des repas riches en fer ; éviter la caféine après 15 h en cas de troubles du sommeil.
Le jeûne
Le jeûne, prescrit puis recommandé par la sunna (lundi-jeudi, jours blancs), est aujourd’hui étudié sous le nom de jeûne intermittent : une méta-analyse du BMJ montre des effets favorables sur le poids et les facteurs de risque cardiométabolique (BMJ, 2025), avec un impact sur l’appétit (Nutrients, 2023) et la composition corporelle (Diabetes Obes Metab, 2024). Précaution : les personnes diabétiques sous insuline, enceintes, allaitantes ou fragiles doivent adapter le jeûne avec leur médecin — l’islam autorise et parfois impose de ne pas jeûner en cas de maladie.
Plantes médicinales : bien les utiliser
Le moringa, par exemple, a montré un effet sur la glycémie selon une méta-analyse (Molecules, 2021) et sa sécurité a été passée en revue (Phytother Res, 2015) ; de manière générale, les plantes agissent — donc interagissent : la revue des plantes contre l’anxiété (Pharmacol Res, 2022) ou contre les règles douloureuses (J Int Med Res, 2020) le rappelle. Précaution : respecter les doses, éviter les mélanges de nombreuses plantes, vérifier la compatibilité avec ses traitements, sa grossesse ou son allaitement ; acheter des plantes de qualité, d’origine contrôlée.
