J’ai cité dans mon livre « les 7 remèdes prophétiques », le costus indien comme étant un remède contre l’hypothyroïdie, et non l’hyperthyroïdie , puisque cette plante augmente l’hormone qu’on appelle la thyroxine, tout comme la graine de nigelle que l’on utilise dans le traitement de l’hypothyroïdie.
Par ailleurs, les algues maritimes telles que le fucus ou la spiruline aident dans cette maladie.
Autre remède naturel puissant contre les problèmes hormonaux: l’ail.
Enfin, l’hypothyroïdie peut se traiter par les champignons comme le « lion’s mane », ou celui qui était très utilisé chez les Arabes, la truffe.
Il faudra veiller à ne pas dépasser 4g par jour, surtout si le malade est un enfant, soit l’équivalent d’une demi-petite cuillère de costus indien, avec un verre d’eau. La graine de nigelle pourra également être donnée à un enfant, toujours sous les conseils de son pharmacien.
La personne atteinte d’hypothyroïdie favorisera les aliments riches en manganèse, comme les noix, les amandes, les pois chiches, les sardines ou le foie de veau.
Ce que dit la science sur ces remèdes
Chose rare pour des remèdes traditionnels : les deux piliers cités par le professeur — nigelle et costus — ont chacun fait l'objet d'études cliniques sur la thyroïde. Voici l'état de la recherche, remède par remède.
La graine de nigelle : l'essai qui rejoint la tradition
- Chez 40 patients atteints de thyroïdite de Hashimoto, 2 g de poudre de nigelle par jour pendant 8 semaines ont réduit significativement la TSH, le poids et les anticorps anti-TPO, et augmenté la T3, par rapport au placebo (BMC Complement Altern Med, 2016).
- Ses effets métaboliques généraux (glycémie, lipides) sont confirmés par méta-analyses (Phytother Res, 2019) — utile quand l'hypothyroïdie ralentit tout le métabolisme.
Le costus indien (qust hindi)
- Une équipe saoudienne a consacré une étude clinique à la place de Saussurea costus dans la prise en charge thyroïdienne, en écho à son usage prophétique (Saudi Med J, 2020). La recherche reste jeune, mais elle prend ce remède au sérieux — en respectant la dose prudente que rappelle le professeur (une demi-cuillère, sans dépasser 4 g/jour).
Sélénium, vitamine D : les cofacteurs de la thyroïde
- Une revue systématique avec méta-analyse conclut que le sélénium réduit la TSH et les anticorps anti-TPO chez les patients Hashimoto non traités (Thyroid, 2024). On le trouve dans les noix du Brésil, les sardines, les œufs.
- La supplémentation en vitamine D abaisse les anticorps thyroïdiens et améliore la TSH selon une méta-analyse récente (Medicine, 2023) — d'autant plus pertinent que la carence est fréquente.
Algues et iode : le remède à manier avec précaution
- Le fucus et la spiruline apportent de l'iode, nécessaire à la fabrication des hormones — mais l'excès d'iode peut déclencher ou aggraver une dysfonction thyroïdienne, surtout en cas de thyroïdite auto-immune (Ann N Y Acad Sci, 2019). D'où la règle : algues seulement si l'origine de l'hypothyroïdie est connue et l'apport encadré.
Le protocole en pratique
| Remède | Dose du professeur | Ce qui est documenté |
|---|---|---|
| Costus indien | ½ petite cuillère avec un verre d'eau, max 4 g/j | Étude clinique thyroïde (2020) |
| Graine de nigelle | 2 g/jour (1 petite cuillère moulue) | Essai randomisé Hashimoto : TSH et anticorps en baisse |
| Sélénium | 2 noix du Brésil/jour ou cure encadrée | Méta-analyse : anticorps anti-TPO en baisse |
| Aliments riches en manganèse | Noix, amandes, pois chiches, sardines, foie de veau | Soutien nutritionnel global |
| Fucus / spiruline | Seulement si carence en iode avérée | ⚠ Excès d'iode = risque d'aggravation auto-immune |
Contre-indications et précautions
Ne modifiez et n'arrêtez jamais un traitement par lévothyroxine sans votre médecin : les remèdes naturels se prennent en complément, à distance du comprimé (au moins 4 heures pour tout ce qui contient fibres ou minéraux, qui gênent son absorption). Évitez les algues en cas de Hashimoto sans avis professionnel. Chez l'enfant, la moitié de la dose de costus, et toujours avec l'accord du pharmacien, comme le précise le professeur. Grossesse et allaitement : encadrement médical indispensable, la thyroïde y est stratégique.
Notre recommandation
Faites d'abord doser TSH, anticorps anti-TPO et vitamine D pour savoir d'où vient l'hypothyroïdie. Ensuite, sur 8 semaines : nigelle quotidienne, costus à la dose prophétique, deux noix du Brésil par jour et correction de la vitamine D si besoin — puis contrôle biologique pour objectiver le progrès, comme dans les essais. Le remède agit avec la permission d'Allah ; le suivi médical fait partie des causes à prendre.
Questions fréquentes
Costus indien : hypo ou hyperthyroïdie ?
Le professeur est formel : le costus soutient l'hypothyroïdie (il augmente la thyroxine), il ne convient pas à l'hyperthyroïdie. En cas de doute sur votre diagnostic, demandez votre dernière prise de sang.
Puis-je prendre la nigelle avec le lévothyrox ?
Oui, mais à distance : gardez au moins 4 heures entre le comprimé (à jeun) et toute prise de graines, fibres ou minéraux qui pourraient gêner son absorption.
La spiruline est-elle interdite en cas de Hashimoto ?
Pas interdite, mais à encadrer : son apport en iode peut entretenir l'auto-immunité chez certaines personnes. Faites valider par un professionnel selon votre bilan.
Quand voit-on un effet sur la fatigue ?
Dans l'essai sur la nigelle, les paramètres thyroïdiens ont bougé en 8 semaines. Donnez-vous deux mois de régularité avant de juger, et objectivez par une prise de sang.
Le lion's mane et la truffe cités par le professeur sont-ils étudiés ?
Sur la thyroïde précisément, pas encore : ce sont des pistes traditionnelles. Les remèdes les mieux documentés du protocole restent la nigelle, le sélénium et la vitamine D.
