De quoi parle cet épisode ?
L'épisode s'ouvre sur une question que se posent beaucoup de parents : l'hypersensibilité est-elle une maladie, un trouble ou simplement un caractère ? Le professeur rappelle que les savants en discutent, et que dans tous les cas l'enfant hypersensible le restera. Il ne s'agit donc pas de le changer, mais de le comprendre, de le canaliser et de l'accompagner.
Pour cela, le professeur s'appuie sur le récit d'Abou Oumayr, le petit frère d'Anas ibn Malik, que le Prophète ﷺ trouva chagriné auprès de son petit oiseau. Le Prophète ﷺ s'assied à sa hauteur, lui donne un surnom qui le grandit, l'interroge avec douceur sur son oiseau, puis revient le voir après la mort de l'animal. De ce récit, l'épisode tire les enseignements pratiques : l'hypersensible est très émotif et empathique, souvent attaché aux animaux ; il faut le préparer aux événements plutôt que le brusquer, lui choisir un cadre calme, le préserver des conflits entre parents, lui donner de l'importance et rester positif avec lui.
Le professeur ajoute que l'enfant hypersensible perd vite l'estime de soi. Il a besoin de confiance, nourrie par la lecture du Coran et la prière, d'un encadrement des parents et de professionnels, éventuellement de moyens naturels. Mais pour lui, le meilleur appui reste la connaissance de la vie du Prophète ﷺ, adaptée à chaque âge, parce que l'hypersensible a besoin d'un exemple pour forger son caractère.
La seconde partie aborde l'adolescent, de 12 à 16 ans, décrit comme l'étape la plus dure. Les parents doivent d'abord accepter cette transition et cesser de lui parler comme à un enfant. Face à la pression scolaire, il s'agit de s'asseoir avec lui, de fixer des objectifs sans imposer un métier, et d'être vigilant sur le portable et les réseaux sans dureté. Face à la pression sociale, l'épisode insiste sur le hadith invitant à regarder avec qui l'on marche : connaître les amis de l'adolescent, non pour couper, mais pour canaliser.
Sur le plan spirituel, le professeur place la prière au centre : elle est décrite comme une lampe dans les confusions de l'adolescence, un appui dont l'adolescent a besoin plus encore que l'invocation. En conclusion, il appelle les parents à se former et à ne pas rester seuls, car l'éducation ne se limite pas au matériel : nourrir le cœur de science compte autant que remplir le réfrigérateur.
En deux schémas
Ce que fait le Prophète ﷺ avec un enfant chagriné, et l'enseignement que l'épisode en tire pour l'enfant hypersensible.
Les appuis dont l'adolescent a besoin selon l'épisode, avec la prière au centre.
Les notions à connaître
En pratique
- Préparer l'enfant aux événementsUn déménagement, un changement : le prévenir à l'avance, sans le brusquer ; lui choisir un cadre calme, loin du bruit.
- Le préserver des conflitsL'enfant hypersensible ressent les disputes entre parents et se demande pourquoi ; éviter de les lui faire vivre.
- Lui donner de l'importanceParler avec douceur, s'intéresser à ce qu'il aime, rester positif : ne jamais lui asséner des choses négatives.
- Lui faire connaître le Prophète ﷺRaconter sa vie avec des récits adaptés à chaque âge, pour qu'il ait un exemple sur lequel forger son caractère.
- S'asseoir avec l'adolescentVoir avec lui ses études, ce qu'il aime, ses ambitions ; fixer des objectifs sans imposer un métier.
- Tenir la prière avec luiRappeler la prière avant le foot ou les sorties, à la mosquée ou à la maison, comme appui spirituel et lien avec Allah.
Les chapitres
- Dans cette vidéo
- Introduction
- Accompagner un enfant hypersensible
- Aider un adolescent sous la pression
- Conclusion
Questions fréquentes
L'hypersensibilité de mon enfant est-elle une maladie ?
Le professeur explique que les savants en débattent : trouble pour certains, simple caractère ou trait de personnalité pour d'autres. Dans tous les cas, l'enfant restera hypersensible ; l'objectif est de le comprendre, de le canaliser et de l'accompagner, sans le brusquer.
Comment aider mon adolescent face à la pression scolaire sans le braquer ?
L'épisode conseille de s'asseoir avec lui, de voir ses besoins et ses envies, et de fixer des objectifs ensemble plutôt que de lui imposer un métier. La vigilance sur le portable et les fréquentations doit rester douce, car la dureté peut casser l'envie d'étudier.
Quel appui spirituel donner à un adolescent ?
Le professeur insiste sur la prière, présentée comme une lampe dans les confusions de l'adolescence et un lien avec Allah dont le jeune a besoin. Les parents sont invités à la lui rappeler en toute occasion et à faire des invocations pour lui.
Transcription
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0:00Donc on va dire que l'adolescent ressent une forme de pression : pression scolaire et pression sociale. Donc comment gérer cette pression ? Déjà, dans un premier temps, c'est d'accepter que l'adolescence est une phase, une transition pour lui. Donc il faut que les parents se préparent. La préparation des parents, c'est qu'il ne faut plus le considérer, ne faut plus que tu le considères comme un enfant dans la manière de parler. C'est-à-dire que pour essayer de l'aider dans sa pression, la pression qu'il a — pression scolaire déjà, après on parlera de pression sociale —, l'aider dans sa pression scolaire, déjà, c'est vivre avec lui, parce qu'il va rentrer au collège pour certains. Donc là, le collège, ce n'est plus la petite école. Le collège, c'est le moment le plus difficile qu'il y a dans les études. Et ensuite, il nous a donné une recommandation. Ça, c'est surtout pour l'adolescent : il faut qu'il regarde avec qui il.
0:54Marche — le Prophète ﷺ a dit, pour l'adolescent : regarde avec qui il marche. Donc on ne doit pas mettre la pression, non, il faut gérer ses envies, gérer ses ambitions, gérer ses objectifs. Mais il faut que nous, comme on l'a dit pour le hadith du Prophète, on sente cette responsabilité. Bienvenue à tous dans cette édition spéciale de notre podcast consacré à la psychologie, à la médecine prophétique et à la santé émotionnelle de nos enfants et de nos adolescents. Aujourd'hui, j'ai l'honneur d'accueillir le professeur Akim Bouterra, spécialiste en médecine prophétique et en psychothérapie islamique, pour répondre à une série de questions essentielles que beaucoup de familles se posent mais qui restent trop souvent sans réponse. Dans cet épisode, nous allons aborder la santé mentale des enfants et des adolescents. Salam alaykoum, professeur.
1:50Comment accompagner un enfant hypersensible sans le brusquer ni l'étouffer ? Alors justement, c'est une très grande question que de parler des enfants hypersensibles et de trouver des solutions, car souvent, dans notre communauté, beaucoup de parents cherchent à savoir comment traiter les enfants hypersensibles, que ce soit des petits enfants jusqu'à l'adolescent. Donc c'est vrai que l'hypersensibilité est un thème très important dans la psychologie islamique. Et bien sûr, la psychologie islamique traite ce thème de l'hypersensibilité.
2:43On va voir ensemble, et voyager avec un hadith du Prophète ﷺ. Et avec ce hadith, on va essayer de retirer des enseignements sur la manière d'agir avec un enfant hypersensible. Avant de commencer par le hadith, il faut déjà se demander : est-ce que l'hypersensibilité est une maladie ? Est-ce que c'est un trouble, ou est-ce que c'est seulement un caractère, on va dire, une personnalité de cet enfant hypersensible ? Alors, il y a une grande discussion des savants là-dessus. El-hassâs, l'enfant qui est vraiment sensible,
3:36C'est-à-dire, est-ce qu'on peut considérer que c'est un trouble psychologique ? Certains le considèrent comme un trouble, certains le considèrent seulement comme un caractère de l'enfant : il est sensible. Et certains, bien sûr, disent que ça rentre dans sa personnalité, c'est-à-dire que l'enfant hypersensible restera hypersensible. Et le but, c'est comme pour le TDAH : il faut le canaliser, l'accompagner, l'aider. Dans l'hypersensibilité, il faut essayer, avec l'hypersensible, de déjà le comprendre, et ça, on va le voir à travers le hadith du Prophète ﷺ. Donc, dans un premier temps, on va expliquer le hadith, et on va en tirer des enseignements. C'est un hadith qui est vraiment exceptionnel,
4:30Un hadith sur lequel les savants ont fait, non seulement des explications comme Ibn Hajar dans le Fath al-Bârî, mais ils en tirent énormément d'enseignements — certains en tirent plus de cent de ce hadith, certains, sans exagérer, en ont tiré plus de mille. C'est un hadith vraiment exceptionnel, qui nous donne tous les éléments importants pour reconnaître un hypersensible, l'enfant, le petit enfant qui va grandir. Et justement, à travers les solutions prophétiques de la révélation, comment traiter l'enfant hypersensible : c'est le but de notre séance. C'est l'histoire d'un enfant, un sabî, un enfant qui s'appelle Abou Oumayr.
5:25Je vous donne juste un morceau du hadith. Ensuite, le Prophète ﷺ a dit à cet enfant : « Ô Abou Oumayr », c'était un rossignol, un petit oiseau. Alors, on va commencer par l'histoire. Il y a le récit de ce hadith qui est très long ; on va essayer d'en tirer des enseignements seulement dans le cadre de l'hypersensibilité. Alors le Prophète ﷺ aimait bien aller dans la maison du père de cet enfant, qui est Jaber ibn Abdillah. C'est un homme que le Prophète aimait
6:17beaucoup, comme tous les compagnons, bien sûr. Jaber ibn Abdillah, c'est aussi le père d'Anas ibn Malik. Et Anas ibn Malik, comme vous le savez, a travaillé avec le Prophète ﷺ, il l'a servi pendant dix ans. Et là, justement, il y a aussi des récits sur les dix ans qu'a vécus Anas avec le Prophète ﷺ. Donc Anas ibn Malik fait partie des compagnons qui ont le plus vécu, plus de cent ans, Anas ibn Malik. Et donc le Prophète avait l'habitude d'aller lui rendre visite. Il y a aussi la femme de Jaber, qui est très connue. Il y a énormément de hadiths sur leur
7:09histoire, sur leur famille. Il y a non seulement des hadiths sur la famille de Jaber, mais aussi des récits sur... on va rester sur le petit enfant. On va se servir aujourd'hui du hadith sur le petit enfant. Le Prophète, comme il avait l'habitude de rentrer chez Jaber, il est rentré et il a vu — chez Jaber, chez Anas — il a vu le petit enfant qui était par terre avec un petit oiseau, et il était chagriné. Et là, on en tire justement le premier renseignement sur l'hypersensibilité : la première chose qu'on reconnaît chez un hypersensible, c'est une forme de chagrin. L'hypersensible est émotionnel.
8:01L'hypersensible n'arrive pas à limiter ses émotions. Il est très empathique. Tout ce qu'il y a autour de lui, il le ressent, il est sensible à tout, il le reconnaît, il le sent. Et surtout, le meilleur exemple pour reconnaître un hypersensible, c'est comment il se comporte avec les animaux. Il aime bien les animaux, il aime bien s'occuper des animaux, il est sensible. Et le Prophète ﷺ, bien sûr le guide, celui qui est le professeur dans la psychologie islamique, s'est assis vers lui — il a vu l'enfant qui était chagriné avec le petit oiseau. Il lui dit, il lui dit : « Il est tombé malade ? », a dit le Prophète. Donc le fait
8:55que le Prophète, alors que l'enfant n'avait que trois ans — si on voit un enfant de trois ans, on ne s'en occupe même pas, attention, l'enfant n'avait que trois ans —, le Prophète, l'homme, le guide de notre religion, est venu, il s'est assis par terre, il s'est mis à la hauteur de l'enfant. C'est là la grande leçon. Et il dit — et le fait de tirer des enseignements sur le fait de donner des surnoms comme ça : il lui a donné un surnom de grand alors qu'il était tout petit, trois ans — il lui a dit « Ô Abou Oumayr », il l'a appelé ainsi pour lui enlever ce chagrin. Donc là, on en tire un enseignement sur l'hypersensibilité,
9:47l'enfant hypersensible, il faut gérer ses émotions, il faut vivre avec lui et essayer de ne pas le toucher dans ses émotions, mais plutôt de les canaliser, de vivre avec lui ses émotions. Comment a fait le Prophète ? Il s'est assis, le Prophète lui a parlé, il lui a dit « Ah » pour qu'il sente qu'il se prépare à quelque chose. Car l'hypersensible, lui, est tellement sensible qu'il ne faut pas le brusquer. Dès qu'il y a un endroit où il y a du bruit, il est déséquilibré. Il faut toujours choisir pour l'hypersensible un endroit calme, parce que lui, comme il est sensible, il est sensible au bruit, il est sensible aux conflits conjugaux, et il suffit que les parents s'engueulent pour que lui soit confronté, il se dit : pourquoi ils s'engueulent ?
10:41Pourquoi toujours il est comme ça, il est tellement sensible ? Et donc, il faut bien faire attention avec un hypersensible : ne pas le brusquer. Et là, on retire du hadith : s'il y a un événement, il faut le préparer — il faut préparer les hypersensibles. S'il y a un déménagement, s'il y a quelque chose qui va se passer, il ne faut pas le brusquer, ne pas le lui dire d'un coup, parce qu'il est sensible, il ne faut pas le brusquer d'un coup. Le Prophète lui a dit cela, et l'enfant s'est mis à sourire : le Prophète lui a parlé ainsi, il lui a donné un nom, il l'a fait grandir, il lui a donné de l'importance. Et là, on en tire aussi un enseignement : toujours donner de l'importance à un enfant hypersensible, jamais le dénigrer, parce que comme il est sensible, il faut jouer, il faut jouer dans
11:33ses sentiments, garder ses sentiments, l'aider dans ses sentiments, vivre avec lui, comprendre, vivre avec lui dans sa tête, comme l'a fait le Prophète avec Abou Oumayr, en lui disant ensuite : « Qu'est-ce qui arrive à ton petit oiseau ? » Et là, on voit la douceur, la manière — parce que comme il est hypersensible, la manière de se comporter, la manière de parler, c'est important pour l'hypersensible. Donc là, le Prophète dit : « Qu'est-ce qui arrive à ton petit oiseau ? Qu'est-ce qui lui arrive ? » Et là, il a souri malgré qu'il était chagriné. Dans le hadith, il était tout en plein chagrin, le petit enfant, et c'est souvent ça les hypersensibles : ils n'ont pas vraiment des sautes d'humeur, mais ils sont tellement sensibles qu'ils s'attristent
12:26vite. Et là, il lui dit : « Qu'est-ce qu'il fait, ton petit oiseau, ton petit rossignol ? » Et là, justement, l'enfant était très joyeux, très content que le Prophète ﷺ, en rentrant chez son père, lui donne vraiment cette importance. Ensuite, l'histoire n'est pas terminée : à peu près quelque temps après, le Prophète ﷺ a rendu visite à cet enfant. Il est rentré chez lui, et Jaber ibn Abdillah lui a appris que le petit oiseau était mort. Et là, le Prophète ﷺ s'est chagriné avec lui. Mais le fait que le Prophète soit venu une deuxième fois le voir, quand il lui a rendu visite,
13:19Même quand l'oiseau était mort, il lui a redemandé. Il est rentré, le Prophète ﷺ, et il lui a dit — il a demandé au petit enfant. Il a dit : « Il est mort, mon petit oiseau est mort. » Mais l'enfant a gardé cet amour, cette empathie du Prophète ﷺ. Donc l'hypersensible a besoin d'empathie, il a besoin qu'on gère son empathie aussi. Le Prophète ﷺ, la deuxième fois, pourtant il savait qu'il était mort — c'est un petit enfant, mais qu'est-ce qu'il va faire en grandissant ? Des fois on ne fait pas attention à l'hypersensible, mais lui, il garde. L'enfant hypersensible, il garde. Et le Prophète ﷺ, la deuxième fois qu'il lui a rendu visite, lui a dit : « Ah, je ne l'ai pas encore vu. »
14:12Donner toujours une bonne nouvelle — le Prophète ﷺ toujours donnait, il était positif, et jamais à un hypersensible — chose importante en psychologie — on ne lui donne les choses négatives. Même si on sait qu'il y a quelque chose qui va venir, on essaie d'être toujours positif. Et ensuite l'histoire n'est pas terminée, parce qu'elle est vraiment belle, cette histoire. À ses 4 ans, l'enfant — et ça a été bien sûr un choc — l'enfant est tombé malade. Alors on n'a pas vraiment, dans le hadith, d'explication : est-ce que c'est par le chagrin ou non. Il est tombé malade, ce petit enfant, et il est mort à 4 ans, 1 an après. Et là, justement, on termine quand même le récit parce que c'est une belle histoire. Umm Sulaym, la compagne, le mari Abou Talha n'était pas au
15:07courant de la mort de son fils. Il est rentré et a demandé : « Où est mon fils ? Où est notre enfant ? » Elle a dit qu'il était comme endormi, pour ne pas lui dire qu'il était mort. Et cette nuit-là, justement, ils ont pu avoir des rapports conjugaux. Et le lendemain, Abou Talha est allé voir le Prophète ﷺ et lui a dit : « Voilà, mon fils est mort à 4 ans. » Il a dit : « Bon, alhamdulillah, vous avez eu vos rapports, etc., alhamdulillah. » Et ensuite il y a eu un nouvel enfant, qui s'appelle Abdallah — c'est le Prophète ﷺ qui l'a appelé ainsi. Il a dit : « Si tu as un enfant, appelle-le Abdallah. » Et à partir de là, justement, le Prophète ﷺ a fait du'a pour cet enfant, qu'Allah
16:00lui donne la baraka — à Abdallah. Il a dit qu'Allah mette la baraka dans cet enfant. Et Anas ibn Malik — parce que l'histoire est très longue, Anas ibn Malik a vécu plus de 100 ans — a dit que, parmi toute la descendance qu'il avait d'Abdallah, tous étaient huffaz du Coran, tous étaient mémorisateurs du Coran. Donc on tire énormément d'enseignements de ce hadith, et d'autres hadiths aussi, sur les enfants — l'importance qu'avait le Prophète ﷺ avec les enfants, qu'il aimait les enfants, qu'il était doux avec eux. Donc l'hypersensible a besoin de ces enseignements-là, il a besoin de ce comportement qu'avait le Prophète ﷺ, la douceur, l'effort de comprendre l'hypersensible. Ensuite, il y a une chose importante pour aider notre enfant hypersensible, c'est bien sûr de vivre
16:53avec lui. Il y a besoin aussi, si besoin, bien sûr, de le soigner et de lui donner des éléments qui puissent l'aider, que ce soit sur le plan naturel, au niveau des plantes, au niveau des compléments alimentaires, pour l'aider dans son caractère, pour forger son caractère. Il y a aussi une chose importante — l'aider à avoir cette confiance ; on retient aussi de ce hadith la confiance. Il a besoin qu'on lui donne la confiance en Allah 'azza wa jall. Ça, c'est important, parce qu'il perd son estime — l'hypersensible perd vite l'estime de soi. Donc il a besoin qu'on lui apporte la confiance en Allah 'azza wa jall, à travers bien sûr la lecture du Coran, à travers donc la prière. Dernière chose avant qu'on passe à d'autres questions — une chose importante : si on a un enfant hypersensible, la recommandation que je fais pour un
17:47enfant hypersensible, ce sont les récits des prophètes. Les enfants hypersensibles aiment bien les histoires, comme ils sont sensibles. Donc pour eux, l'environnement est l'un des plus importants. On en a déjà parlé dans certains podcasts — l'environnement, pour l'hypersensible, c'est très important : le calme, donc il ne faut pas qu'il y ait de bruit. Il n'aime pas — il faut qu'il y ait cet environnement qui soit sain, un environnement qui soit — et c'est au niveau du dogme, au niveau de l'aqida. Un enfant hypersensible, l'élever en lui faisant connaître l'histoire des prophètes, il va s'accrocher à eux, parce qu'en fait l'hypersensible cherche — comme il est sensible, il cherche un exemple, il cherche un repère. Il regarde toujours, il est sensible à tout, il est sensible à l'action de son père, de sa mère, à ce qui se passe dehors, à
18:41l'école — l'autre est tombé, il n'est pas tombé, c'est comme ça — mais pour l'encadrer sur le plan spirituel, bien sûr, c'est très bien de lui faire connaître l'histoire des prophètes. Et là, si on le canalise bien, l'hypersensible peut devenir, machallah, quelqu'un — on va dire un leader, quelqu'un... parce que l'hypersensible, Allah 'azza wa jall lui a donné cette sensibilité, mais il lui a donné aussi un esprit fort. Il a l'esprit et la créativité. Il a tellement, dans sa sensibilité — ce n'est pas une faiblesse. L'hypersensibilité n'est pas une faiblesse, d'accord ? Il ne faut pas lui montrer qu'il est hypersensible non plus — ça aussi, c'est un point important. Il ne faut pas lui montrer qu'il est hypersensible. Il faut toujours essayer de dire que la
19:33sensibilité qu'il a, il faut la gérer. La sensibilité qu'il a, il faut la rendre positive. La sensibilité qu'il a, il faut la fructifier, parce qu'il peut devenir quelqu'un, il peut vraiment apporter des choses, même pour la communauté. Il peut vraiment devenir quelque chose dans son travail, si incha'Allah il a une profession. C'est pour ça que je vous parle de l'histoire des prophètes et de la connaissance du Prophète ﷺ. Si on lui donne ces guides, si on lui met dans son cœur, si on lui fait connaître nos exemples qu'Allah nous a donnés à travers le Coran — les exemples des prophètes, vivre avec les prophètes — il va sentir qu'on lui donne une certaine force, parce que l'hypersensible a besoin de force, surtout quand il est petit, quand il a 5 ou 6 ans. Et c'est là qu'on doit lui donner la vie des prophètes, la vie du Prophète ﷺ, connaître le Prophète — un des meilleurs médicaments, bien sûr, avec — on parle toujours, bien sûr, qu'il a besoin
20:26d'être encadré. Il y a le rôle des parents, l'encadrement des professionnels ; bien sûr on peut utiliser certains moyens naturels. Mais un des meilleurs médicaments, pour moi, pour un enfant hypersensible, c'est la vie du Prophète ﷺ. La vie du Prophète ﷺ, c'est vraiment — et je demande à ceux qui écoutent d'essayer, avec leurs enfants, de leur faire connaître le Prophète ﷺ. Qui est vraiment le Prophète ? Qui est cet homme ? Allah ne nous l'a pas fait descendre comme ça, Allah ne nous a pas donné ce guide comme ça. Il faut regarder ses comportements, ses actions, tout ce qu'il faisait, comment il se comportait à La Mecque, comment il se comportait à Médine, comment il se comportait — vraiment, le Prophète ﷺ, ça va aider, ça va forger l'enfant sensible, il va devenir fort, il va se sentir fort, et là il
21:19va pouvoir affronter, sachant qu'il est avec la vie du Prophète ﷺ. Comme on l'a vu pour les troubles émotionnels de l'enfant, bien sûr, le tawhid, la connaissance d'Allah 'azza wa jall est importante, la prière est importante, et avec le tawhid, bien sûr, avec la connaissance d'Allah qui est l'essence de la psychologie islamique — c'est dans le comportement. Et surtout, parce que l'hypersensibilité veut dire quoi ? Un caractère à gérer. Donc on va jouer sur le caractère, et pour améliorer — on va plutôt dire améliorer le caractère — c'est la vie du Prophète ﷺ. Si on veut vraiment connaître le meilleur caractère parmi les êtres humains, la personne dont on a le plus témoigné sur le caractère, c'est ce qu'a dit... c'est important pour nous, ça. Aïcha
22:15a déduit que le caractère du Prophète ﷺ, c'était le Coran qui marchait. C'est dire que le Prophète ﷺ, quand — chaque, plus de 6000, après les versions on parle de mots précis, mais plus de 6000 versets, plus de 114 sourates — ont été révélées plus de 6000 versets. Le Prophète ﷺ a appliqué chaque verset. C'est le prototype complet sur le plan du caractère qu'Allah a créé sur terre, le Prophète ﷺ. Et là aussi, on appuie sur la parole d'Allah. Qu'est-ce qu'Il a dit sur le Prophète ﷺ ? « Wa innaka la'ala khuluqin 'azim. » Le « inna », c'est
23:11des — c'est des lettres, plutôt des affirmations, des particules d'affirmation. Allah, Celui qui a créé les hommes, tous les hommes, toutes les races, Celui qui a créé la race humaine tout entière, les espèces, les êtres vivants, les animaux, tout le monde qu'Allah a créé — Il a choisi un être, Il a choisi un homme. Il l'a choisi parmi tous ces êtres, ces milliards et milliards, le nombre infini d'êtres humains venus d'Adam 'alayhi salam,
24:05d'Adam 'alayhi salam jusqu'à nos jours. C'est le meilleur être, c'est le prototype qu'Allah veut sur terre. Donc celui qui veut forger son caractère, celui qui veut forger le caractère d'un enfant, bien sûr avec douceur, avec des récits selon l'histoire du Prophète ﷺ, selon son âge — maintenant il existe des éléments adaptés à son âge, à chaque âge. Ce n'est pas dire qu'on le fait une seule fois, on a besoin de connaître le Prophète ﷺ à chaque âge. C'est-à-dire qu'il y a des récits qui se font sur le Prophète ﷺ pour le petit âge, 3 ans ; après il y a 6 ans, après 8 ans ; l'adolescent, on va lui dire autre chose ; et celui qui est un peu plus grand, l'adulte, on va lui dire autre chose, comme livre, etc. Et plus on grandit, plus on connaît le Prophète ﷺ.
24:58D'une autre manière, parce qu'en fait on évolue, donc notre caractère... un petit enfant va comprendre le Prophète d'une manière, un adolescent va le comprendre d'une autre manière, l'adulte va le comprendre d'une manière, la personne âgée va le comprendre d'une manière, etc. Donc Allah a fait en sorte que, pour connaître le comportement, pour connaître le caractère, pour forger notre caractère, pour modifier notre caractère, pour essayer d'apporter des solutions à notre caractère, il y a le Prophète. Et plus on va essayer d'éduquer nos enfants sur la vie du Prophète, plus on sera tranquilles. C'est-à-dire qu'on va donner vraiment une sécurité à nos enfants sur le comportement, comme ça il n'y a pas de... Et après, bien sûr, tout ce qui entoure cela — on parle bien de tout ce qui entoure, avec bien sûr les accompagnements qu'il peut y avoir, professionnels ou physiques, activité physique — bien sûr les parents doivent insister, l'enfant en a besoin.
25:53Il a besoin de changer d'air, l'enfant sensible a besoin de vivre les choses avec lui, etc. — tout ce qu'on a cité — avec bien sûr, pour pouvoir sur le plan spirituel, lui faire connaître le Prophète ﷺ et en faire un exemple, parce que la personne sensible a besoin d'un exemple. Professeur, comment aider un adolescent à gérer les pressions scolaires et sociales sans s'effondrer ? Très bien, c'est d'ailleurs une très bonne question. On passe maintenant... on a parlé des enfants, maintenant on passe bien sûr aux grands enfants, bien sûr l'adolescence, et comment gérer l'adolescent. Alors bien sûr, l'adolescent vit une phase, une transition assez difficile. Donc il a aussi besoin d'avoir des enseignements et des recommandations.
26:44Surtout pour les parents, parce que c'est vrai que cette phase est très difficile pour eux : il y a une transition, ils avaient leur enfant petit, qui les suivait, qu'ils pouvaient emmener à l'école, un peu de jeu, de distraction — c'est une phase. On ne va pas dire que c'est facile, non, tout n'est pas facile ; bien sûr, l'éducation d'une manière générale demande de la patience, mais c'est plus facile qu'avec l'adolescent. L'adolescent commence à dire : « Moi, j'ai grandi, je ne suis plus un enfant. » Donc là, il faut une autre manière de se présenter, une autre vision des choses pour pouvoir justement aider les adolescents, sans même parler du fait qu'il y a la puberté qui agit, donc les hormones. Donc c'est sûr que ça...
27:36C'est aussi une transition à gérer. Donc on va dire que l'adolescent ressent une forme de pression, pression scolaire et pression sociale. Comment gérer cette pression ? Déjà, dans un premier temps, c'est d'accepter que l'adolescence est une phase, une transition pour lui. Donc il faut que les parents se préparent. La préparation des parents, c'est de moins le considérer comme un enfant dans la manière de lui parler, c'est-à-dire, pour essayer de l'aider dans sa pression — la pression scolaire déjà, après on parlera de la pression sociale — l'aider dans sa pression scolaire, déjà vivre avec lui, parce qu'il va rentrer au collège pour certains. Donc là, le collège, ce n'est plus la petite école. Le collège, c'est le...
28:30Moment le plus difficile qu'il y ait dans les études, c'est entre la petite enfance et le début de l'adolescence. Donc là, il sort de l'enfance, il rentre au collège. Donc comment essayer de l'aider ? Là, il faut vraiment être avec lui. Bon, pas pour mettre la pression, au contraire, pour voir avec lui au niveau de ses études, choisir avec lui ce qu'il veut faire, ne pas lui mettre de pression scolaire. C'est-à-dire qu'il faut essayer de le canaliser, essayer de l'accompagner dans ses études en regardant ses besoins. Il faut qu'il sente que ses parents, ou ceux qui gèrent les adolescents — que ce soit une association, des gens qui gèrent, que ce soient les professeurs ou d'autres — il faut qu'ils puissent les gérer et...
29:24Savoir quel est le besoin de cet adolescent, parce que l'adolescent, lui, il est impulsif, il a cette force-là. Il dit, comme au temps du Prophète ﷺ, les jeunes compagnons — on va dire les compagnons qui avaient 14, 15 ans — ils disaient : « Moi, je vais partir avec toi, je vais voyager avec toi. » « Non, toi tu es plus petit, non, tu es encore jeune, ce n'est pas encore l'âge. » Donc on sent qu'il y a cette impulsion. Donc il faut la gérer, il ne faut pas la couper, cette impulsion : il est impulsif pour étudier, il veut faire des choses. Il a besoin d'être canalisé, qu'on lui fasse comprendre le bon et le mauvais, ce qui est bon pour lui, de rester avec lui, de s'asseoir avec lui et de lui dire : voilà, au niveau de tes études, qu'est-ce que tu as besoin, qu'est-ce que tu...
30:17N'as pas besoin, où tu en es, qu'est-ce que tu aimes. Après, là, on passe au début — bien sûr on a besoin de surveillance, on a besoin de regarder ce qu'il fait, surtout maintenant avec le portable, avec les réseaux sociaux, etc., qui peuvent avoir un effet sur ses études. Mais surtout quand il passe la porte du lycée — le collège, c'est tout une chose, là c'est l'aider, le canaliser en posant des limites, mais avec douceur, des limites pour qu'il ne dérive pas, pour qu'il ne dérive pas, d'accord. Par contre, quand il rentre au lycée, au niveau des études, là il faut vraiment être avec lui et le surveiller, voir vraiment son besoin. Bien sûr, on peut proposer à cet adolescent, lui dire : ce serait bien que tu fasses cela, que tu fasses ceci, sans le forcer, sans essayer de lui mettre la pression : non, toi tu vas devenir docteur.
31:08Toi tu vas devenir cadi, toi tu vas devenir imam, toi tu vas devenir ceci... L'adolescent, lui, il est déjà en train de se chercher lui-même, il se cherche. Et ce n'est même pas qu'il se cherche, c'est qu'en fait il teste les parents. Il suffit qu'il voie que les parents ne marchent pas avec lui, il coupe — il ne le dit pas directement, mais il coupe les liens. Comment il coupe les liens ? Il va chercher justement dehors, il va chercher ses amis, ses copains, parce qu'ils sont là. L'adolescence, ça veut dire quoi ? Les copains, généralement, parce qu'il ne veut pas rester trop avec les parents. Il veut montrer qu'il est devenu un homme, qu'il a changé, ou que la fillette est devenue une femme — son corps change, ses hormones.
32:02Commencent à changer, donc il a envie de rester dans un cadre qui lui convient pour évoluer. Je dis évoluer, si ce sont des gens biens, des camarades qui le sont — d'ailleurs, c'est vrai qu'on met parfois la pression à nos enfants, à nos adolescents, on met la pression sur les écoles concernant la recherche de leurs copains et copines. D'accord, on fait cette recherche, mais ce n'est pas dans le but de couper avec les copains et les copines, c'est surtout pour la vigilance, être vigilant : peut-être que cette copine ou ce copain qui est avec nos enfants va influencer leur vie, et ça peut toucher la vie scolaire. On doit chercher avec qui tu marches, qui sont tes amis. Le Prophète, comme on l'a vu dans le hadith, la recommandation qu'il a donnée...
32:57C'est surtout pour les adolescents : la personne est selon la religion de son ami, selon la conviction de son ami, selon le chemin de son ami. Et ensuite il nous a donné une recommandation — c'est surtout pour l'adolescent : il faut qu'il regarde avec qui il marche. Le Prophète, pour l'adolescent, dit de regarder avec qui il marche. Donc on doit — ce n'est pas mettre la pression, non, c'est gérer ses envies, gérer ses ambitions, gérer ses objectifs. Mais il faut que nous, comme on l'a dit pour le hadith du Prophète, on sente cette responsabilité. Il faut qu'on la sente, cette responsabilité, ne pas se dire : il est devenu adolescent, ah il est au collège, il a grandi. Il grandit, mais avec les parents, il grandit avec l'assistance, il a grandi avec... ce n'est pas...
33:50Il ne faut pas non plus une hypervigilance, parce que l'adolescent n'aime pas trop qu'on soit derrière lui : « Tu vas où ? Tu vas comment ? Tu vas avec qui ? » C'est trop, trop derrière lui, ce n'est pas bon. Non, il faut juste qu'il sente qu'il y a une sécurité : tu es adolescent, tu es en train de grandir, tu es en train de changer, de... Ce soutien, comment doit-il être ? Un soutien qui soit moral, physique — ensuite on parlera du spirituel — physique, et ensuite bien sûr lui dire : je suis là, je suis en train de voir ce que tu fais. On doit même regarder — je ne vais pas dire le portable d'une manière... mais d'une manière assez sage, pas d'une manière : « donne-moi ton portable », non. Il faut vraiment essayer d'être vigilant, lui demander pourquoi le portable, est-ce que je...
34:44Peux regarder ce qu'il y a dans ton portable, c'est quoi, regarder, puis essayer de canaliser, de voir ce qui est bon, parce que lui n'a peut-être pas l'âge, ou peut-être même pas encore la science pour savoir ce qui est bon et ce qui est mauvais, parce que l'adolescent veut tout connaître, pour justement grandir. Il faut qu'il connaisse tout : il veut connaître ceci, il veut connaître cela, il va marcher avec untel, il va marcher avec untel, il va rentrer dans tel réseau, il va essayer de connaître des personnes dans tel réseau, il est à la recherche — l'adolescent, avant de passer à l'âge adulte, peut-être pas encore adulte mais déjà un grand garçon, arrivé à un certain âge, 20, 21, 22 ans, il va passer par des étapes, surtout les étapes de l'adolescence, de 12 ans à 16 ans. C'est l'étape la plus dure, la plus...
35:37Difficile, on va dire. C'est une étape, bien sûr, qui est difficile, mais il faut la gérer. De 12 à 16 ans, c'est là qu'il faut vraiment faire attention à nos enfants, regarder bien sûr leur fréquentation, toujours pour les canaliser et pour les aider à évoluer. Ce n'est pas le but de couper, parce que si on coupe, lui il ne va pas s'arrêter. On n'arrête pas un adolescent, nous on le canalise, on le surveille, on l'accompagne. On essaie de lui donner des conseils de parents, de faire attention ainsi : « Ah, tu peux faire ça », de l'accompagner, d'essayer de l'encourager pour qu'il sente toujours cette sécurité. Pour lui, l'adolescent, il a ses amis. Pour certains adolescents, ses amis c'est vraiment ses amis, surtout, il dit toujours : « mes amis, mes amis, mes copains, je sors avec eux, je vais jouer avec eux au...
36:29foot, je vais faire ça avec eux ». Ça devient une deuxième famille. Donc c'est pour ça qu'il faut essayer de connaître ses amis, sans que ce soit une pression. Donc là, on est en train de parler des solutions qui sont à la fois au niveau scolaire et au niveau social. C'est-à-dire le social : si on améliore le social, si dans son environnement, dans son foyer, dans le foyer de base, le foyer familial, il y a cette sécurité et cette vigilance — bien sûr avec douceur, cette vigilance — lui à l'école, ça va se voir, parce que si on est vigilant derrière, on sait qu'il faut être vigilant, mais en même temps il faut être flexible.
37:22Il ne faut pas être dur. Ce n'est pas la vigilance avec la dureté, parce que la vigilance avec la dureté, ça peut casser, et là ça peut avoir des effets et des conséquences sur les études : il n'aura plus envie d'étudier. C'est pour ça qu'on voit énormément d'enfants qui n'ont plus envie d'étudier. Pourquoi ? Parce que soit ils n'ont pas de sécurité, soit ils ne trouvent pas d'exemple, soit une mauvaise fréquentation : ils vivent avec de mauvaises personnes, ils ne sont pas assez canalisés, pas d'objectif. Ou alors les parents ne donnent peut-être pas assez, pour leur expliquer, pour rester un peu avec eux, leur expliquer, essayer de leur donner des objectifs, leur fixer des objectifs. Ça, c'est important. Ce n'est pas mettre la pression, non, c'est leur fixer des objectifs, toujours demander : qu'est-ce que tu veux faire ? Là, il arrive au lycée. Il arrive au lycée. Qu'est-ce que tu veux faire ? C'est quoi tes ambitions
38:16? Qu'est-ce que tu veux faire ? Reste avec lui, discute, ensuite demande-lui ses objectifs, qu'est-ce qu'il veut. Essayer de canaliser, essayer de l'aider pour pouvoir arriver justement à peu près à ça. Ce sont ça les éléments essentiels. Ensuite, sur le plan spirituel, bien sûr, toujours la prière. La prière, l'essence d'un enfant adolescent. La base pour pouvoir gérer un adolescent, c'est la prière, être vigilant à ce que cet adolescent ne délaisse pas la prière. La prière sera pour lui. Et ça, c'est important dans la psychologie islamique, la prière. Pourquoi ? Car, comme le dit Allah, lui, l'adolescent, dans cette transition, il va connaître beaucoup de choses, donc il sera facilement...
39:11influencé et influençable. Facilement influencé et facilement influençable. C'est-à-dire que là, la prière va lui donner certaines forces pour pouvoir justement affronter les choses. Lui, il ne va pas sentir la prière à ce stade, 12 ans, 13 ans, 15 ans, 16 ans. Il va sentir peut-être, pour certains, une pression des parents. Il va sentir : « Ah, mes parents m'ont dit de faire la prière, alors je fais la prière ». Peut-être qu'il ne veut même pas la faire devant les parents ; il fait la prière, mais quand il sort, il ne fait pas la prière. Donc ce n'est pas le but de lui dire de faire la prière. Non, ce n'est pas ça. Dans la psychologie islamique, ce n'est pas ça. Ce n'est pas de lui dire « fais la prière », c'est de lui expliquer le sens de la prière. Expliquer
40:04qu'est-ce que la prière, pourquoi tu fais la prière. Qu'est-ce que la prière ? C'est là le moment. C'est pour ça que le Prophète en a parlé, parce qu'au temps du Prophète, l'adolescence était beaucoup plus précoce. Ça existe dans certains pays : il y a des pays où la fillette est pubère à 9 ou 10 ans. Le Prophète, qu'a-t-il dit à propos de la prière pour les enfants de 7 ans ? 7 ans, c'est encore le primaire, c'est juste l'apprentissage. Après, quel mot a-t-il employé ? C'est juste la vigilance, bien sûr sans être dur, mais vraiment être vigilant, à 10 ans. Et pour certains, au temps du Prophète, 10 ans, c'était la puberté. Généralement, c'était la puberté. Donc là, il y a la
40:58vigilance. C'est quoi la vigilance ? Ce n'est pas la violence. Nous, on prend le hadith « prends le bâton, s'il ne veut pas faire la prière, frappe ». Est-ce qu'on utilise la violence avec nos enfants, à notre époque ? Est-ce que c'est bénéfique ? Ce n'est pas bénéfique. Il n'y a aucun bienfait. La violence n'a rien à apporter dans l'éducation. Ça n'a rien à apporter. Et le Prophète est contre ce genre de pratique, de frapper. Il faut comprendre les paroles du Prophète. C'est la vigilance. Ça veut dire qu'à cet âge-là, ce n'est pas de lui dire « viens, va faire la prière, est-ce que tu vas à la mosquée faire la prière ». Non, c'est de lui expliquer, comme à 7 ans on lui explique. Mais là, c'est vraiment de le lui expliquer dans la pratique de la prière, de dire le sens de la prière. Pourquoi tu fais la prière ? À quoi elle te sert, la prière ?
41:52La prière, elle te sert d'appui, de relation avec ton Seigneur. Ça va t'aider dans tes études. Il faut le faire grandir là-dedans, il faut le faire grandir dans la spiritualité pour que ce soit un soutien. Même à l'école, il va sentir qu'au contraire, ça va lui donner la force pour pouvoir étudier. Il va faire sa prière, il va demander à Allah : « Tu peux m'aider ? Allah, aide-moi. Surtout aide-moi, ô Allah, aide-moi dans mes études, aide-moi dans mes examens ». S'il a des difficultés, aide-moi. Il va sentir qu'il en a besoin. Ce n'est pas qu'il faut qu'il ait un attachement, parce qu'en fait lui, il recherche un attachement, l'adolescent. Des fois, les parents ne peuvent pas tout donner. C'est comme on a parlé pour les limites. La limite, des fois, nous, dans la confiance en Allah, des fois on fait
42:47dans la confiance en Allah, dans la spiritualité, mais des fois on est limité. Donc pourquoi on demande à Allah, pourquoi on fait des invocations ? Parce que justement, comme on est limité, et Allah n'a aucune limite — c'est Allah, c'est le Créateur, tout Lui appartient — donc on met notre confiance, on fait les causes (al-asbâb), on fait vraiment tout ce qu'il faut pour arriver à nos objectifs, on fait tout pour arriver à ce que l'on veut. Mais la confiance en Allah, c'est de mettre son cœur dirigé vers Allah, parce que toi tu es limité. Là, l'enfant adolescent, autre chose : l'adolescent, c'est l'invocation. Un enfant de 14, 15 ans, quand il invoque, ce n'est pas comme quelqu'un qui a 30 ans. Ça
43:41un adolescent de 13, de 15 ans qui fait une invocation, ce n'est pas pareil qu'un adulte de 30 ans. Pourquoi un adulte de 30 ans va sentir une invocation différente ? Il a vécu, il a vu les épreuves, il a senti sa faiblesse dans les épreuves. Il a senti sa faiblesse face à son mariage, à son travail. Donc là, il sent qu'il a vraiment besoin d'une force. Donc l'invocation va être vraiment importante dans la psychologie. Mais l'enfant adolescent, dans l'adolescence, c'est plus l'invocation dans la prière. C'est plutôt que là, il a besoin, à ce stade, d'un lien, il a besoin d'un soutien. Donc là, il faut vraiment insister, il faut vraiment l'éduquer, l'aider, l'aider en tant que cet
44:34adolescent, vraiment, à ce qu'il tienne sa prière et lui donner l'essence de la prière. La prière, c'est elle qui va t'aider. La prière, c'est elle qui va t'aider dans les tourments. La prière, c'est elle qui va te diriger. La prière, c'est comme une lampe. La prière va vraiment être là dans les ténèbres, dans les brouillards, dans les confusions. Elle va t'élever dans l'adolescence pour essayer d'avancer, d'avancer, dans tous les tourments que tu peux avoir, tous les obstacles, et surtout, là on est dans la question des pressions. La pression, comment gérer la pression sociale, la pression physique, scolaire, sociale, et le soutien scolaire. Donc la chose la plus importante pour un adolescent, si on veut l'aider spirituellement, si on veut l'aider à passer les étapes scolaires et sociales, c'est la prière.
45:29La meilleure chose pour lui, son essence pour avancer, c'est la prière, à la mosquée, à la maison, toujours la faire. N'oublie pas ta prière, tu vas jouer au foot, fais ta prière. Tu as des occupations, tu veux aller à la mer, fais ta prière, toujours la prière, pour qu'il sente qu'en fait il va grandir avec quoi ? Avec quoi va-t-il grandir ? Avec Allah, parce que lui, il est dans une phase où l'adolescent va se sentir un homme, il va tout essayer : il va essayer la cigarette, s'il fréquente des personnes qui ne sont pas vertueuses, elles vont peut-être l'emmener vers le cannabis ou vers l'alcool, parce que lui il cherche. Pourtant, il a des repères, il a les parents. Il a...
46:23Des repères, le père, hamdoulillah, il est dans sa vie vertueuse, et la mère aussi, vertueuse. Mais lui, il a tellement d'impulsion qu'il va chercher dehors, il va chercher à l'école, il va regarder ce qu'il y a sur ton portable, il va regarder tel jeu vidéo, c'est quoi comme jeu ? Il va essayer de récolter à l'école. Pourtant il a la base à la maison, il a les repères, il a ce qu'il faut, il est tranquille à la maison. Maintenant il va chercher ailleurs. Là où il va, il va essayer de savoir pourquoi, parce qu'il est en train de se forger, il est en train de rechercher sa personnalité. La chose qu'on peut faire, bien sûr, c'est que les parents fassent toujours la doua, qu'Allah préserve cet adolescent, le guide, l'aide dans ses études, l'aide dans sa vie, dans sa transition. C'est toujours important, le spirituel pour l'adolescent.
47:29C'est-à-dire que quand les parents sont vertueux, pieux, Allah leur donne des enfants pieux. Ça, c'est dans le Coran. Il y avait un compagnon, un pieux prédécesseur, qui faisait énormément de prières, et son adolescent, qui avait 14, 15 ans, lui a dit : « Qu'est-ce que tu fais ? Arrête. » Il lui a répondu : « Je suis en train de faire des prières surérogatoires pour toi, tu vois, pour toi. » Il lui a dit : « Les actions que j'aurai, moi, dans ma religion, c'est pour t'aider, pour te protéger. » Nous, la famille musulmane, elle est.
48:23Vraiment importante, elle est solide, elle est solidifiée. Et bien sûr, après on se dit : « Mais pourquoi vit-on aujourd'hui ce que l'on vit, chacun dans son coin ? » C'est l'ignorance. On vit aujourd'hui une époque où la technologie est présente, et plus on avance dans la technologie, plus on est ignorant de notre religion, parce qu'on croit la connaître. Avant, quand on ne connaissait pas, on allait voir un imam, ou une personne qui est dans la science, ou un étudiant en science, on allait voir, on allait voir. On ne connaissait même pas le Coran. Le Coran, on ne l'apprenait que chez le cheikh. Avant, on voyageait, on faisait des kilomètres et des kilomètres pour aller apprendre le Coran, parce qu'il fallait aller le chercher. Il n'y avait qu'un seul exemplaire du Coran.
49:19Dans le village, il fallait le chercher. On tapait à la porte, on attendait qu'on nous donne des versets. Aujourd'hui, le Coran est partout, il est sur ton portable, il est avec toi. C'est qu'aujourd'hui, plus on avance dans la technologie, plus on sent qu'on connaît, surtout maintenant avec l'IA : j'ai une question, je vais regarder ce dont j'ai besoin. Non, on aura toujours besoin de professionnels, on aura toujours besoin de personnes spécialisées dans un domaine, il faut toujours regarder des gens qui sont spécialisés, etc. C'est justement pour aider nos enfants qui sont adolescents, pour qu'ils ne sentent pas... pour qu'ils sentent plutôt cette vigilance qu'il y a, et que les parents sont là, sont vigilants avec les adolescents. Donc, leur.
50:11Inculquer la prière, les aider dans leur spiritualité pour qu'ils puissent avancer et passer ce cap. Ce cap, tous les adultes le connaissent très bien, ils l'ont passé. Mais comment l'a-t-on passé, chacun ? Si on avait eu... on ne va pas revenir en arrière, mais si on avait eu toutes ces recommandations, on aurait fait attention, on aurait fait attention aux camarades, on aurait fait attention à ceci ou cela. On n'a pas eu toutes ces recommandations, pour que nous, on puisse justement aider nos adolescents, sans leur mettre la pression, qu'ils sentent vraiment qu'on veut les aider, qu'on veut leur bien, qu'on veut leur bonheur, qu'on veut qu'ils réussissent. Il faut que l'adolescent ressente ça aussi, parce que s'il y a une coupure, si les parents ne parlent pas, ne cherchent pas à savoir ce qu'il a fait, l'adolescent, qu'est-ce qu'il va faire ? Il va chercher ailleurs. Il ne peut pas s'arrêter. Ce n'est pas comme l'enfant. L'enfant, il est petit, il a peur, il est limité. Donne-lui des jouets, il va jouer, il va s'arrêter. Après il veut.
51:05D'autres jouets. C'est comme ça, il veut d'autres jouets, il y en a encore d'autres. C'est comme ça, l'enfance. Il a essayé, tiens, un dessin animé, tu vas lui donner un dessin animé, non, celui-là il n'en veut plus, il en a marre, il en veut un deuxième, un troisième. C'est comme ça que l'enfant avance. L'adolescent, non. L'adolescent, lui, il veut grandir, il veut avancer, il veut connaître, il veut découvrir, il veut découvrir les pays, il veut découvrir les peuples, il veut découvrir. Donc là, c'est de l'aider, de l'encourager et de vivre avec lui pour qu'il puisse passer ce cap-là. Professeur, quelle conclusion pourriez-vous faire concernant ce podcast sur l'enfant hypersensible à l'adolescence ? La conclusion qu'on pourrait donner, in cha Allah, c'est d'essayer, nous, les parents, de.
52:01Rechercher justement, et de connaître cette science, d'essayer d'étudier. On a besoin d'étudier, on a besoin de connaître, nous, les parents, pour pouvoir aider nos enfants, que ce soit ceux qui ont des troubles, ou un problème de personnalité, ou d'être en contact avec des professionnels, en contact avec des gens vertueux, des gens positifs, essayer de ne pas rester seul. Ça, c'est important en psychologie, on ne doit pas rester seul. Essayer d'éduquer nos enfants à notre manière, avec ce qu'on a eu, bien sûr avec tout le respect qu'on a pour nos parents, mais nos parents n'ont pas toujours pu nous apporter certaines choses. Ils nous ont apporté la tendresse, l'éducation, on les remercie pour ça, qu'Allah leur donne le paradis. Mais parfois nos parents, peut-être, on vivait dans une culture bien précise, on vivait dans un environnement.
52:55Bien précis, on vivait avec une technologie bien précise. Aujourd'hui, on ne peut pas se dire, nous les parents, qu'on ne doit pas connaître, se dire : « Je ne sais pas ce qui se passe, la technologie d'aujourd'hui, moi je n'ai rien à faire, je n'ai pas besoin de cette technologie. » Non, on ne doit pas être ignorant, on ne doit pas être ignorant. L'ignorance, c'est vraiment un obstacle. C'est-à-dire être ignorant dans le sens où les enfants vont utiliser ces technologies, et si les parents les ignorent... exactement. Cette technologie, ou même certaines pensées, aujourd'hui, comme on l'a dit, d'où viennent des pensées néfastes que nos enfants reçoivent par la technologie ? Si les parents ignorent ces choses-là, ils ignoreront alors le mal qu'il y a derrière, les enfants n'en connaîtront pas les conséquences. Donc ce qu'on doit vraiment faire, c'est faire attention, être vigilant, soyons vigilants. Je parle pour moi le.
53:48Premier, je parle pour tous ceux qui ont des enfants, tous ceux qui ont une organisation, que ce soit une association, une école, que ce soit à notre époque, être le plus vigilant possible. Être vigilant, ça veut dire quoi ? C'est demander, voir s'il y a des formations à faire, des colloques à faire, se renseigner, apprendre, connaître, demander à des personnes, des professionnels de la psychologie, de la psychiatrie, des gens qui sont dans le domaine de l'enfance et qui nous apportent ce dont on a besoin de connaître, et des gens fiables bien sûr, je parle bien de gens fiables, surtout en psychologie islamique, des gens qui vont nous donner des orientations en rapport avec nos principes. Et ça va nous aider, in cha Allah ta'ala, à pouvoir aider nos enfants, à les canaliser, à les accompagner. On a besoin de ces choses, parce.
54:42Que nous, parfois, on se contente aujourd'hui de manger. Oui, le frigo est plein, on se contente. Parfois notre ventre, comme dit le Prophète ﷺ, le fils d'Adam remplit son ventre, alors qu'une bouchée lui suffit. Le Prophète a dit : une bouchée suffit pour l'estomac. Comme le disaient auparavant nos grands-parents, il faut un litre et demi pour le ventre, l'estomac. Je mets un litre, bénissez-moi, je ne me casse pas la tête. Aujourd'hui, quand le Prophète ﷺ nous a donné cette recommandation, c'est qu'il ne faut pas se concentrer tellement sur nos enfants, sur l'alimentaire, le vestimentaire, en se disant : « C'est bon, moi, mes enfants, je leur donne à manger, ils ont un toit, ils ont besoin d'argent, je leur donne. »
55:36Surtout à l'adolescence, je leur donne. Nous, on ne s'occupe que du domaine matériel, et on croit que le matériel suffit, alors que ce n'est qu'une bouchée face à l'éducation, comme l'a dit le Prophète : c'est une bouchée qu'on leur donne. Et le reste, le psychique, l'intellect, le physique, le spirituel, il est où, quand on ne s'occupe d'eux qu'au niveau de l'alimentation et du vestimentaire ? On ne leur donne que 10 % d'éducation. Il est où, le 90 % restant ? Il est où, le 25 ou 30 % de spiritualité ? Il est où, le 30 % de psychique ? Donc aujourd'hui, il ne faut pas qu'on s'arrête sur l'éducation, il ne faut pas qu'on s'arrête sur l'aspect matériel, mais qu'on fasse tous nos efforts possibles pour connaître ce dont nos enfants ou nos adolescents ont.
56:29Besoin sur le plan spirituel, sur le plan psychique, sur le plan émotionnel, les émotions, les phases de l'émotion, comme on l'a dit pour l'hypersensible. L'hypersensible, ça veut dire les émotions, lui, il vit ses émotions. Comment fait-on ? Peut-être que moi, je n'ai pas la connaissance, je ne sais pas faire, je ne connais pas, j'ai l'éducation que j'ai pu avoir, ou peut-être que mes parents, peut-être que je n'en ai pas assez eu. Pourquoi, quand on va au supermarché, on ne se contente pas, on remplit le caddie, on le remplit parce qu'on a faim, alors qu'une seule bouchée suffirait. Mais le cœur, est-ce qu'on l'a rempli de science ? Comme on va au supermarché pour remplir notre ventre, alors qu'une seule bouchée nous suffit pour tenir, comme l'a dit le Prophète, il faut autant remplir nos cœurs de.
57:21Connaissance pour éduquer nos enfants, remplir notre intellect, notre conscience pour la pensée, pour le psychique, remplir notre cœur pour avoir cette science dans le spirituel, dans la psychologie et le psychique, justement pour connaître les émotions de nos enfants. En fait, ils ont besoin d'être forts à cette période de leur vie. Ils ont besoin d'affronter tout ce monde. Exactement. Mais là, on parle de la recommandation à nous les adultes, à nos parents, aux parents, aux adultes. Mais bien sûr que les enfants, ils en ont besoin aussi, c'est doublé de vigilance à notre époque. On croit que la technologie d'aujourd'hui... voilà, j'ai laissé le portable là, tiens, je laisse le portable, il va se taire. Ah, je vais le laisser, il va aller s'amuser, c'est bon. Ah, il va aller jouer au foot, c'est bon. Ah, il va aller au sport, c'est bon. En fait, en essayant de leur donner des activités, on croit
58:17que ça suffit, que l'éducation, ça sert comme ça. Non, il y a besoin de s'asseoir, il y a besoin de discuter, il y a besoin de connaître, il y a besoin de savoir. Donc tout ce dont il a besoin, l'enfant... il a besoin de plus de vigilance pour l'adolescent. L'adolescent, il a besoin qu'on le canalise davantage, qu'on soit plus avec lui, qu'on l'accompagne. L'adolescent a besoin qu'on l'accompagne davantage dans ce qu'il veut, et l'enfant sensible a besoin que l'on soit plus avec lui dans ses émotions et qu'on vive ses émotions avec lui. Mais pour ça, il y a besoin de science. Il y a besoin de science, comme on va chercher les aliments au supermarché, comme aller chercher la science. Elle est présente, que ce soit dans les instituts, que ce soit en ligne, que ce soit à travers des professionnels, que ce soit à travers des gens de compétence, de savoir. Professeur, nous espérons que ce podcast
59:09vous sera utile. Was-salamu ʿalaykum wa raḥmatullāhi wa barakātuh.