De quoi parle cet épisode ?
L'épisode s'ouvre sur un rappel : la médecine prophétique est une médecine à part entière, qui agit à la fois en prévention et en soin. Le professeur pose trois fondements avant tout remède. Le guérisseur est Allah, et l'on prend le miel ou la nigelle avec cette intention. Pour chaque maladie, un remède a été créé, ce qui interdit le désespoir. Enfin, les sept remèdes ne sont pas les seuls de la tradition, mais ce sont ceux pour lesquels le Prophète ﷺ a employé le mot de guérison, shifa, distinct du simple médicament, dawa.
Le premier remède est le miel, à partir du verset de la sourate des Abeilles. Le professeur invite à méditer le travail de l'abeille, qui parcourt les végétaux et ne se dirige que vers ce qui est bon : le miel est le fruit d'une recherche, et la médecine prophétique pousse elle aussi à chercher, comme le firent les médecins musulmans d'Andalousie ou de Bagdad. La ruche fournit d'ailleurs sept produits : miel, pollen, pain d'abeille, propolis, cire, gelée royale et venin, base de l'apithérapie.
Vient la graine de nigelle, présentée comme un remède contre toute maladie sauf la mort. Plus de vingt variétés existent, avec plus de deux cents molécules, dont la thymoquinone, dont on recherche le pourcentage dans les gélules. Le professeur préfère les gélules dosées en laboratoire pour les pathologies lourdes ou persistantes. Puis la datte ajwa de Médine, cultivée à Al-'Aliya entre la mosquée du Prophète ﷺ et celle de Quba, prise au nombre de sept, en prévention comme en soin, notamment contre le mal occulte, mais aussi comme aliment bénéfique pour le transit, avec modération chez les diabétiques.
Le séné de la Mecque est introduit par le hadith sur le sana et le sanout, remède contre tout mal sauf la mort. Les feuilles de sidr suivent. La graine de fenouil est située entre l'anis, plus doux, et la badiane, plus forte ; elle agit sur la digestion, la respiration, le sommeil, l'énervement, et aide les enfants agités, notamment en sirop.
Le costus indien et marin clôt la série, d'après le hadith d'Anas qui l'associe à la hijama comme meilleur moyen de se soigner. Souvent vendu en poudre, il exige une posologie précise, d'où le conseil de gélules et d'un accompagnement professionnel ; il agit sur le système hormonal de la femme et de l'homme, dont la prostate. L'épisode conclut que ce qui compte est l'approbation de ces remèdes pendant la révélation, et que suivre les pas du Prophète ﷺ, comme le décrit Ibn al-Qayyim dans Zad al-Ma'ad, est la meilleure provision.
En deux schémas
L'ordre que l'épisode pose avant d'aborder les remèdes : croyance, espoir, statut particulier des sept, puis recherche.
Les sept remèdes réunis autour de ce qui les distingue : le mot de guérison employé par le Prophète ﷺ.
Les notions à connaître
En pratique
- Poser l'intention avant le remèdePrendre le miel ou la nigelle avec la conviction que le guérisseur est Allah ; le remède n'est qu'un moyen.
- Chercher le meilleur mielNe pas se contenter du premier pot : rechercher un miel pur, comme l'abeille ne se dirige que vers ce qui est bon.
- Préférer les gélules doséesPour une pathologie lourde ou persistante, la nigelle en gélules dosées en laboratoire, avec le pourcentage de thymoquinone.
- Sept dattes ajwaEn prévention ou en soin, choisir la véritable ajwa de Médine, de préférence molle ; les diabétiques limitent la quantité.
- Le fenouil le soirUne tisane de graines de fenouil ou d'anis pour la digestion et le sommeil ; en sirop pour les enfants agités.
- Le costus avec un professionnelÉviter la poudre sans posologie : gélules, cures limitées dans le temps et accompagnement d'un professionnel de santé.
Les chapitres
- Dans la vidéo
- Introduction
- De leur ventre sort une boisson de couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens
- Donnez-lui du miel
- Le remède qui soigne toutes les maladies, sauf la mort : la graine de nigelle
- La datte Al-‘Ajwa
- Le Séné Mekki
- Les feuilles de Sidr (jujubier)
- La graine de fenouil
- Le costus indien et marin
Questions fréquentes
Pourquoi parle-t-on de sept remèdes alors que la médecine prophétique en compte bien plus ?
Parce que ce sont les sept pour lesquels le Prophète ﷺ a employé le mot de guérison, shifa, et non seulement celui de médicament, dawa. Les autres aliments qu'il aimait, comme la courge, relèvent de la prévention et non de ce statut particulier.
La datte ajwa peut-elle être prise en prévention, sans mal occulte ?
Oui, l'épisode répond qu'une cure de sept jours, à raison de sept dattes, peut se faire en prévention comme en soin. Il faut choisir l'ajwa de Médine, de préférence molle, et les diabétiques la limitent à une à trois dattes.
Comment utiliser le costus indien, souvent vendu en poudre ?
Le professeur recommande les gélules plutôt que la poudre, avec une durée de cure à ne pas dépasser. La posologie doit venir de personnes de science, comme pour tout médicament, et non d'un usage improvisé.
