L'essentiel. Le psoriasis est décrit dans les leçons de l'Institut comme une maladie inflammatoire chronique de la peau, avec des plaques non contagieuses, parfois accompagnées de douleurs articulaires. Sur la plaque, on applique ce qui apaise et hydrate : miel de Manuka pur, aloe vera, camomille, lavande, curcuma, huile de nigelle, sel marin suivi d'argile verte. En fond, les leçons demandent une détox complète de l'intestin, du foie et des reins, avec la salsepareille pour l'immunité, le chardon-Marie pour le foie et la camomille pour le côlon. Enfin, parce que les nerfs et le choc psychologique figurent parmi les causes citées, apaiser le stress fait partie du traitement, et le dermatologue reste le référent, surtout si les plaques sont étendues ou si les articulations sont douloureuses.
Le psoriasis se reconnaît d'abord à l'œil. Le docteur Jabir Al-Qahtani, cité dans les leçons de l'Institut, le définit ainsi : « Le psoriasis est une maladie de peau chronique qui se caractérise par l'apparition de plaques rouges recouvertes de squames de couleur argentée de tailles variables. Il apparait généralement au niveau du cuir chevelu, des genoux, des coudes et en bas du dos. » Ces plaques ne sont pas contagieuses, et elles peuvent s'accompagner de douleurs articulaires. C'est ce point qui le distingue de l'eczéma, auquel les leçons consacrent une partie à part et qui demande une autre conduite : ici, le programme de fond est une détox complète, intestin, foie et reins.
Ce que les leçons mettent derrière une poussée
Les causes citées sont multiples et se cumulent : l'hérédité, la flore intestinale, un trouble de la digestion, des problèmes de reins ou de foie, l'acide urique, le diabète, les nerfs et le choc psychologique. Autrement dit, la peau est l'endroit où cela se voit, mais rarement l'endroit où cela commence. C'est pourquoi les leçons rappellent une règle qui vaut pour toutes les maladies cutanées : rechercher la cause, c'est déjà la moitié du chemin. Si vos plaques reviennent systématiquement dans les périodes tendues, vous avez déjà identifié votre principal facteur d'entretien, et c'est une bonne nouvelle : c'est le plus accessible.
Apaiser la plaque : ce que l'on applique
Pendant la poussée, le travail se fait sur la peau elle-même, pour calmer l'inflammation, hydrater et décoller les squames en douceur.
- Le miel de Manuka, hydratant et anti-inflammatoire : pur, directement sur les plaques, vingt à trente minutes.
- L'aloe vera, présenté dans les leçons comme une cortisone naturelle : en gel frais, en crème ou en lotion.
- La camomille, en crème ou en huile essentielle. En cataplasme : trente grammes de fleurs dans un litre d'eau, dix minutes d'ébullition, on laisse refroidir, on filtre, on y trempe une compresse et on applique quinze à vingt minutes. L'Institut indique aussi l'huile de camomille mélangée à de la vaseline, ainsi que la réglisse en poudre ou en pommade.
- La lavande, en liquide et en usage externe, deux fois par jour.
- Le curcuma, anti-inflammatoire puissant pour la peau : la poudre mouillée d'un peu d'eau, posée au pinceau dix à quinze minutes.
- Le sel marin puis l'argile verte : on applique le sel sur la plaque, puis l'argile en cataplasme. L'argile blanche, elle, est citée en massage pour la peau.
- L'huile de nigelle, avec l'ail et l'oignon, figure également parmi les applications conseillées, en complément du traitement remis par le dermatologue.
- L'huile de lin, bénéfique pour les problèmes de peau et les réactions inflammatoires : on peut l'associer à une crème à l'aloe vera, ou utiliser les graines moulues en cataplasme avec de l'huile d'olive et de la lavande.
- Le costus indien, broyé dans l'eau ou dans du miel, en compresses. Quelques gouttes de son huile dans le shampoing concernent directement le cuir chevelu.
Pour la toilette, les leçons citent le savon d'Alep ou le savon à l'argan. Et l'eau de mer, utilisée pour se laver, est présentée comme utile contre le psoriasis : elle nettoie la peau et calme la rougeur.
Soutenir le terrain entre les crises
C'est le travail de fond, celui qui espace les poussées. Les leçons le détaillent organe par organe : la salsepareille pour booster l'immunité, en gélule avant les repas trois fois par jour, ou en cataplasme ; le chardon-Marie pour le foie, pendant les repas, en cure de six mois ; la camomille pour le côlon, en tisane trois fois par jour après les repas, ou en gélules. Le champignon shiitake est cité comme efficace pour la peau, en cure de six mois également, ainsi que le ginseng. L'huile de foie de requin, source naturelle de sulfate de chondroïtine, est proposée en complément pour le système immunitaire et la régénération des cellules, à raison d'une gélule de cinq cents milligrammes trois fois par jour, après les repas.
Les nerfs, le facteur que l'on peut desserrer
Puisque les nerfs et le choc psychologique sont nommés parmi les causes, les leçons placent un sédatif dans le protocole : le tilleul. La lavande y tient une place à part, et le docteur Jabir Al-Qahtani la présente ainsi : « Elle s'utilise particulièrement pour tout mal au niveau de la tête et de l'esprit. » On lui reconnaît aussi d'aider contre la dépression et l'insomnie, et de détendre les muscles. À cela s'ajoute ce qui apaise le cœur avant d'apaiser le corps : la prière, le rappel d'Allah, la lecture du Coran, un sommeil protégé. Rien de tout cela n'est accessoire quand on sait que la tension intérieure peut suffire à rallumer la plaque.
En pratique
- Lavez le corps au savon d'Alep ou au savon à l'argan, sans frotter les plaques.
- Une application apaisante par jour, le soir : miel de Manuka pur vingt à trente minutes, ou compresse de camomille quinze à vingt minutes, ou aloe vera.
- Le cuir chevelu : quelques gouttes d'huile de costus dans le shampoing, et l'huile de nigelle sur les plaques du bord des cheveux.
- Côté table : prunes, fraises, mûres, pépins de raisin ; artichauts, ail, coriandre, carottes ; amandes, noix, noisettes, avoine ; du poisson régulièrement, flétan et sardines. Les leçons demandent une alimentation équilibrée en fruits, légumes et poisson, et de limiter le gras et les glucides.
- Maintenez un poids équilibré et marchez trente minutes par jour. Évitez de rester trop longtemps debout ou assis.
- Bougez : course, escaliers, natation. Et en cure, hammam et sauna.
- Le fond : la détox complète de l'intestin, du foie et des reins, à mener entre les poussées, pas au plus fort de la crise.
Précautions
Le psoriasis est une maladie chronique : on parle ici de poussées espacées et de plaques apaisées, jamais de guérison promise. La méthode, elle, est explicite : ces remèdes naturels s'utilisent en complément des traitements donnés par le dermatologue. Consultez-le sans attendre si les plaques s'étendent, suintent, s'infectent, ou si des douleurs articulaires apparaissent : cette forme-là se surveille médicalement. Ne remplacez jamais un traitement en cours par une plante sans en parler à votre médecin.
La camomille et le costus appartiennent à des familles connues pour provoquer des allergies : testez toute nouvelle application sur une petite zone avant de couvrir une plaque. Le sel marin peut piquer fortement sur une peau fissurée. Le costus est interdit pendant les menstruations et à la femme enceinte, et déconseillé à l'allaitante. Les cures longues, comme le chardon-Marie ou le shiitake sur six mois, et les compléments comme l'huile de foie de requin demandent un avis médical en cas de traitement anticoagulant, de diabète ou de maladie du foie et des reins. Les leçons citent par ailleurs le goudron de charbon comme le plus efficace sur le psoriasis, mais ses méfaits documentés en font un produit qui ne s'emploie pas de sa propre initiative : cela reste du ressort de la prescription.
Questions fréquentes
Faut-il faire la détox avant ou pendant la poussée ?
Les leçons de l'Institut présentent la détox complète, intestin, foie et reins, comme le travail de fond du psoriasis, pas comme un geste d'urgence. Le plus cohérent est de la mener entre les crises, quand la peau est calme, et de réserver la poussée aux applications apaisantes. Si vous suivez un traitement, demandez l'avis de votre médecin avant d'entamer une cure.
Le miel de Manuka s'applique-t-il pur sur les plaques ?
Oui, c'est ainsi que les leçons l'indiquent : pur, directement sur les plaques, vingt à trente minutes, pour son effet hydratant et anti-inflammatoire. On rince ensuite à l'eau tiède, sans frotter. Mieux vaut tester sur une petite surface la première fois.
Au bout de combien de temps peut-on espérer un changement ?
Les applications visent le confort immédiat de la plaque, tandis que le travail de terrain s'inscrit dans la durée : les leçons parlent de cures de six mois pour le chardon-Marie et le shiitake. Il faut donc juger sur plusieurs mois, et sur l'espacement des poussées plutôt que sur la disparition des plaques.
Les bains de mer et le hammam sont-ils vraiment utiles ?
L'eau de mer est citée comme utile contre le psoriasis en usage externe : elle nettoie la peau et apaise la rougeur. Les leçons recommandent aussi une cure de hammam et de sauna dans l'hygiène de vie à adopter. En revanche, l'eau de mer ne se boit pas, et l'on évite l'exposition prolongée au soleil sans avis médical.
Le stress peut-il à lui seul déclencher une poussée ?
Les leçons citent les nerfs et le choc psychologique parmi les causes du psoriasis, aux côtés de l'hérédité, de la flore intestinale et des problèmes de foie et de reins. Le stress agit donc comme un facteur d'entretien, rarement seul, mais souvent décisif. C'est la raison pour laquelle un sédiatif comme le tilleul et la lavande figurent dans le protocole, à côté de ce qui apaise le cœur.
Ce que dit la science : soins naturels de la peau, foie, maladies auto-immunes
Ce que la recherche publiée dit des remèdes évoqués ci-dessus, à titre d’éclairage — les études portent sur les causes matérielles, la guérison appartient à Allah.
Soins naturels de la peau
L’aloe vera favorise la cicatrisation et apaise la peau selon une revue des essais cliniques (Iran J Med Sci, 2019) (Plast Reconstr Surg, 2018) ; dans l’eczéma, l’hydratation quotidienne par des émollients est la base du traitement (Int J Dermatol, 2025) et le microbiome cutané joue un rôle central (J Eur Acad Dermatol Venereol, 2023). Huile d’olive, de nigelle, miel et beurre de karité sont les émollients de la tradition. Précaution : tester tout produit nouveau sur une petite zone 24 h ; une lésion qui s’étend, suinte ou s’infecte relève du médecin.
Le foie
La silymarine du chardon-Marie améliore les marqueurs hépatiques dans la stéatose et diverses atteintes du foie selon des méta-analyses (Ann Hepatol, 2024) (World J Gastroenterol, 2017) ; le régime méditerranéen (huile d’olive, légumes, poissons) réduit la graisse du foie (Clin Nutr, 2022). Artichaut, radis noir, romarin et pissenlit sont les draineurs de la tradition ; le jeûne met le foie au repos. Précaution : une hépatite virale ou une cirrhose se suivent avec un spécialiste ; certaines plantes sont hépatotoxiques (consoude, chélidoine, kava) — ne pas improviser.
Maladies auto-immunes
Le stress (Arthritis Res Ther, 2010), le déséquilibre du microbiote (Front Immunol, 2021), le déficit en vitamine D (Nutrients, 2023) et l’alimentation sont reconnus comme facteurs des maladies auto-immunes ; les oméga-3 (Autoimmun Rev, 2024) et la nigelle (Int Immunopharmacol, 2015) ont un effet anti-inflammatoire documenté, et l’alimentation influence le psoriasis (Clin Nutr, 2025). Précaution : ne jamais interrompre un traitement de fond ; certaines plantes immunostimulantes (échinacée) sont déconseillées ; les cures se décident avec un praticien.
