Des études médicales ont prouvé que l’huile de nigelle était un traitement naturel efficace pour lutter contre le diabète de type 2.
En effet, la graine de nigelle contient des antioxydants et des anti-inflammatoires qui seront bénéfiques pour le pancréas et le sang. La graine de nigelle, qui contient des molécules permettant de purifier le sang, sera efficace également pour détoxifier le corps et lutter contre les varices, les migraines, ou encore les problèmes articulaires.
Cette graine aux multiples vertus peut s’utiliser de plusieurs manières : le dosage d’huile sera d’une petite cuillère par jour, celle-ci faisant baisser la glycémie et étant une aide pour sortir le mauvais cholestérol. Elle s’associe généralement aux médicaments souci.
On peut utiliser la graine pure dans un yaourt avant de se coucher à raison d’une petite cuillère de graines ou dans un jus le matin.
Mais encore, on pourra trouver les gélules de nigelle, qui seront à prendre entre les repas ; on commencera par une par jour les deux premières semaines, car dans les remèdes naturels il faut toujours commencer doucement puis augmenter la dose si le corps supporte bien, puis deux gélules par jour toujours entre les repas.
Le thé à la nigelle sera aussi un bon remède pour le diabète ; bien sûr il faudra améliorer son alimentation pour que tout ceci soit efficace, et pratiquer régulièrement une activité physique comme de la marche quotidienne.
Ce que les essais ont mesuré, précisément
« Des études médicales ont prouvé », dit le professeur : c'est vrai, et voici lesquelles.
- La méta-analyse la plus récente réunit 30 essais randomisés chez l'adulte : la supplémentation en nigelle réduit significativement la glycémie à jeun et l'HbA1c, le reflet du sucre sur trois mois (Prostaglandins Other Lipid Mediat, 2024).
- Une méta-analyse de 17 essais chiffre l'effet : glycémie à jeun en baisse d'environ 10 mg/dl, glycémie après le repas de 15 mg/dl, HbA1c de 0,57 point (Phytother Res, 2019). Pour situer : un demi-point d'HbA1c, c'est l'effet de certains médicaments oraux de seconde ligne.
- Une autre méta-analyse montre en plus une amélioration du cholestérol total et du LDL, et des marqueurs d'inflammation et d'oxydation chez le diabétique (Phytother Res, 2020). C'est « l'aide pour sortir le mauvais cholestérol » du professeur.
Le mécanisme : la thymoquinone protège les cellules du pancréas qui fabriquent l'insuline, améliore la sensibilité des tissus à l'insuline et réduit l'absorption du glucose dans l'intestin ; d'où l'effet à la fois sur le jeûne et sur l'après-repas. Les essais portent sur le diabète de type 2 ; dans le type 1, la nigelle ne remplace jamais l'insuline.
Forme et dose : ce qui a été testé
| Forme | Dose du professeur | Dose des essais | Quand |
|---|---|---|---|
| Huile de nigelle | Une petite cuillère par jour | 1 à 2,5 ml par jour (une cuillère à café = 5 ml, donc une demi à une) | Le matin, avec le petit déjeuner ; pressée à froid, foncée, au goût piquant |
| Graines moulues | Une petite cuillère dans un yaourt au coucher, ou dans un jus le matin | 1 à 2 g par jour (une cuillère à café rase = 2 à 3 g) | Moulues au moment de l'emploi (l'huile s'oxyde) ; le yaourt du soir du professeur est un bon choix, il couvre la glycémie de la nuit |
| Gélules | Une par jour deux semaines, puis deux, entre les repas | 500 mg à 1 g de poudre ou d'huile par jour | La montée progressive du professeur est la bonne : elle laisse voir l'effet sur la glycémie avant d'augmenter |
| Thé de nigelle | Cité comme « bon remède » | Non testé ; l'infusion extrait peu de thymoquinone, qui est dans l'huile | Agréable après le repas, mais ce n'est pas la forme active ; on la garde en plus, pas à la place |
| Nigelle et miel | Association classique | Le miel est un sucre : une cuillère à café au plus | Le matin, en comptant le miel dans les glucides |
La durée : 8 à 12 semaines dans les essais, puis on juge sur la glycémie à jeun et, à trois mois, sur l'HbA1c. Si l'effet est là, on continue ; c'est un aliment, pas une cure limitée.
L'introduire sans faire chuter le sucre
- Prévenir le médecin avant de commencer, surtout sous sulfamides, glinides ou insuline, qui peuvent provoquer une hypoglycémie quand le sucre baisse par ailleurs ; sous metformine seule, le risque est faible mais on prévient quand même.
- Commencer bas, comme le dit le professeur : une demi-cuillère à café d'huile ou une gélule, deux semaines.
- Mesurer la glycémie à jeun deux ou trois fois par semaine pendant le premier mois, et noter.
- Augmenter à la dose pleine si tout va bien ; si les glycémies descendent sous 0,80 g/l ou si l'on ressent des signes d'hypoglycémie (sueurs, tremblements, faim, malaise), on baisse la nigelle et l'on appelle le médecin, qui pourra réduire le traitement.
- Ne jamais arrêter un médicament seul : la nigelle permet parfois d'en baisser la dose, sur décision du prescripteur, jamais de s'en passer de son propre chef.
- Avec l'assiette et la marche, que le professeur nomme : légumes en début de repas, règle du tiers, pas de sucres rapides, 30 minutes de marche après le repas principal. Sans cela, la nigelle porte à vide. Voir nos remèdes conseillés pour le diabète.
Contre-indications et précautions
Hypoglycémie sous traitement : c'est le risque principal, et il se gère par la montée progressive et la mesure. La nigelle par la bouche s'arrête pendant la grossesse, donc aussi dans le diabète gestationnel, qui a ses propres règles (voir le diabète gestationnel) ; elle reprend à dose alimentaire pendant l'allaitement. Elle ralentit un peu la coagulation : on en parle avant une chirurgie et sous anticoagulants. Aux doses des essais, les effets indésirables sont rares (nausées, brûlures d'estomac si prise à jeun : on la prend avec un aliment). Une huile rance ou coupée ne vaut rien : pressée à froid, en bouteille sombre, au frais après ouverture. Et l'on ne compte pas sur la nigelle pour « purifier le sang » ou « détoxifier » : ce sont des images ; ce qu'elle fait de mesurable, c'est baisser le sucre et le cholestérol.
Questions fréquentes
L'huile de nigelle fait-elle baisser le diabète ?
Oui, et c'est mesuré : 30 essais réunis montrent une baisse de la glycémie à jeun et de l'HbA1c (environ 0,5 point) avec 1 à 2 g de graines ou 1 à 2,5 ml d'huile par jour pendant 8 à 12 semaines, dans le diabète de type 2.
Quelle dose de nigelle pour le diabète ?
Celle du professeur, qui correspond aux essais : une petite cuillère d'huile (2 à 5 ml) ou une cuillère à café de graines moulues par jour, ou 1 à 2 gélules, en commençant par la moitié pendant deux semaines.
Peut-on prendre de la nigelle avec la metformine ?
Oui, en le disant au médecin et en mesurant sa glycémie le premier mois : les deux font baisser le sucre, et le traitement pourra être ajusté si les glycémies descendent trop.
Peut-on remplacer les médicaments par la nigelle ?
Non. Elle s'ajoute au traitement et permet parfois d'en baisser la dose sur décision du médecin ; on ne l'arrête jamais seul. Dans le diabète de type 1, l'insuline reste indispensable.
Huile, graines ou gélules : laquelle choisir ?
L'huile pressée à froid est la forme la plus riche en thymoquinone et la plus testée ; les graines moulues au moment de l'emploi conviennent aussi ; les gélules sont pratiques pour doser. Le thé de nigelle est agréable mais peu actif : en plus, pas à la place.
