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Foi, roqya & guérison

Les bienfaits du coran pour le corps

« Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants » : le professeur Akim Bouterra reprend ci-dessus le chapitre d'Ibn al-Qayyim sur le Coran comme remède, et une explication par les « vibrations cellulaires » qui circule beaucoup. Ce guide distingue ce que disent les textes, ce que la recherche a réellement mesuré sur l'écoute et la récitation du Coran, ce qui relève d'un discours pseudo-scientifique à écarter, et comment faire du Coran un remède au quotidien.

L’essentiel en 30 secondes

Le Coran est « guérison de ce qui est dans les poitrines » (10:57) et « guérison et miséricorde » (17:82) : les savants entendent d'abord la guérison du cœur (doute, passion, tristesse), puis celle du corps par la roqya, à la condition qu'Ibn al-Qayyim répète : savoir s'en servir, avec foi et sincérité. Ce que la recherche a mesuré est réel mais modeste : écouter la récitation réduit l'anxiété, la douleur et certains marqueurs de stress chez des patients en réanimation, en dialyse ou avant une opération. En revanche, l'idée que les « fréquences » du Coran « reprogrammeraient les cellules » ne repose sur aucune étude ; c'est un discours qui circule sur internet, et la foi n'a pas besoin de lui. Le remède, c'est le Coran récité, écouté, compris, appliqué, chaque jour et davantage en Ramadan.

Le mois du Ramadan est le mois du Coran. Ibn Al qayim a cité un chapitre sur le Coran dans son livre “la médecine prophétique”, et il y mentionne la parole d’Allah: « Nous faisons descendre du coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » Et il dit aussi  ” Ô gens, vous est venue de votre seigneur, une exhortation, une guérison, de ce qui est dans les poitrines. ». Ainsi, le coran est la guérison parfaite de tous les maux du corps et du cœur, de cette vie et de l’au de là. Cependant il n’est pas donné à tous de se soigner au moyen du Coran, cependant si le malade sait comment se soigner par lui, ce qu’il applique sur sa maladie, avec sincérité et foi, avec une acceptation et croyance parfaite, et remplissant toutes les conditions demandées, la maladie ne pourra jamais résister.

Quant aux remèdes du cœurs, le Coran les mentionne en détail, avec leurs causes et leurs traitements. Allah dit : « Ne leur suffit-ils donc point que Nous ayons fait descendre sur toi Le Livre et qu’Il leur soit récité ? »

Comment expliquer le phénomène de guérison par le coran ?

En écoutant les versets du Coran, ceux-ci-ci influent sur les cellules du cerveau, et celle-ci se reprogramment totalement. En écoutant régulièrement la parole d’Allah, on augmente nôtre potentiel créatif, ce qui est très important. De plus les avantages de l’écoute du Coran ne se limitent pas uniquement à la guérison, mais aussi au développement de la personnalité. Aussi, son écoute améliore la communication avec les gens, et augmente l’apparition de nouvelles idées.

En outre, les scientifiques ont découvert que les cellules du cerveau vibrent constamment, et ceci durant toute leur vie. Chacune d’elle est dotée d’un rythme vibratoire particulier et subit l’influence des actes cellulaires. Mais aussi, les événements vécus par l’homme laissent des séquelles sur les cellules du cerveau. Il est également assimilé que tout trouble psychologique cause le déséquilibre de ce programme et entraîne la réduction des défenses immunitaires. Nous pouvons donc dire que l’écoute du coran booste l’immunité, facilite l’attaque de la maladie. En outre, lorsque les événements négatifs s’accumulent, les chocs émotionnels affectent l’homme au cours de sa vie, certaines situations critiques et d’autres problèmes se passent, cela cause aux cellules une perturbation et un dysfonctionnement, pénible et source de stress pour le cerveau.

Nôtre comportement résulte des vibrations cellulaires particulières. L’exposition permanente à des fréquences entraînent un changement du système vibratoire des cellules par modification de ces fréquences. Et parmi les fréquences bénéfiques pour le cerveau il y a l’écoute du Coran. En effet, à son écoute, les cellules reprennent leur équilibre et augmentent leur capacité fonctionnelle de base.  

En résumé les effets thérapeutiques du Coran, surtout pendant le Ramadan sont : une augmentation de l’immunité, une augmentation du potentiel créatif, une augmentation de la concentration, la guérison de maladies chroniques incurables, un changement comportemental significatif,une paix intérieure (en effet, pendant le mois du Ramadan la paix intérieure s’installe et la nervosité disparaît), la disparition de l’agitation, de la colère et de l’insouciance, la capacité à prendre des décisions justes, la disparition du sentiment de peur, le développement de la personnalité, la guérison d’un grand nombre de maladies, une amélioration de l’allocation dans la rapidité et la prévention de certaines maladies.

Enfin, l’écoute du Coran pendant le mois du Ramadan permet de délaisser certaines mauvaises habitudes telles que la boulimie, le tabagisme, l’angoisse et le stress : tout ce que l’on vit dans la société actuelle.

Et la louange est à Allah Seigneur de l’univers.

Ce que disent les textes : guérison du cœur, puis du corps

Deux versets fondent tout. « Ô hommes, il vous est venu une exhortation de votre Seigneur, une guérison pour ce qui est dans les poitrines, une guidée et une miséricorde pour les croyants » (10:57) ; et « Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants, et il n'ajoute aux injustes que perdition » (17:82). Ibn al-Qayyim, dans le chapitre que cite le professeur, en tire trois choses. D'abord, le Coran est la guérison complète des maladies du cœur : le doute, l'ignorance, les passions, la tristesse, parce qu'il contient les preuves qui dissipent le doute et les rappels qui redressent le désir ; ces maladies-là, dit-il, aucun médecin ne les soigne, et le Coran seul les mentionne « avec leurs causes et leurs traitements ». Ensuite, il guérit aussi les maladies du corps par la roqya, comme le montre le hadith du scorpion et d'al-Fatiha (voir les bienfaits de la sourate al-Fatiha). Enfin, la condition que le professeur reprend : ce n'est pas donné à tous, mais « si le malade sait comment se soigner par lui, avec sincérité et foi, la maladie ne peut résister ». Le remède est parfait ; c'est l'usage qui fait défaut.

Ce que la recherche a mesuré

  • Chez 55 patients de réanimation en sevrage du respirateur, écouter la récitation du Coran a réduit l'anxiété et facilité le sevrage par rapport au groupe témoin, dans un essai randomisé (J Relig Health, 2019).
  • Chez 53 hommes âgés en dialyse, associer l'écoute du Coran à l'exercice a amélioré la capacité physique, l'efficacité de la dialyse et les mesures d'anxiété et de dépression par rapport à l'exercice seul (Libyan J Med, 2017).
  • Chez 132 opérés du cœur, dix minutes d'écoute deux fois par jour ont réduit la douleur et le séjour hospitalier (Crit Care Res Pract, 2023), et une revue systématique conclut à une réduction de l'anxiété dans des contextes variés (Iran J Nurs Midwifery Res, 2018).
  • Plus largement, une revue des interventions spirituelles chez des femmes traitées pour un cancer du sein retrouve des effets sur des marqueurs de stress et d'immunité (cortisol, cellules immunitaires), avec des études de qualité inégale (Integr Cancer Ther, 2016).

Voilà ce que l'on peut dire honnêtement : l'écoute et la récitation du Coran apaisent, et cet apaisement se mesure sur l'anxiété, la douleur, le sommeil, et un peu sur le stress biologique. C'est cohérent avec « guérison pour ce qui est dans les poitrines ». Cela ne prouve pas la roqya, dont l'effet vient d'Allah, et cela ne dit rien des « maladies chroniques incurables ».

Ce qu'il faut écarter : les « vibrations cellulaires »

Le texte ci-dessus reprend une explication très répandue : les cellules du cerveau vibreraient à des fréquences, les événements perturberaient ces fréquences, et le Coran, par ses « fréquences bénéfiques », les rééquilibrerait et reprogrammerait les cellules. Il faut le dire clairement : rien de cela n'existe dans la littérature scientifique. Aucune étude n'a mesuré des « fréquences vibratoires » de cellules modifiées par une récitation ; les travaux qui circulent sous ce nom viennent de sites et de conférences, pas de revues à comité de lecture. Ce discours est le même que celui, new age, de la « mémoire de l'eau » et des « énergies », que la charte de l'Institut écarte. Il n'ajoute rien à la foi et l'expose : si demain quelqu'un « démontre » que les fréquences ne changent rien, que restera-t-il ? Le croyant n'a pas besoin de cette béquille. Le Coran guérit parce qu'Allah l'a dit, par la foi qu'il fait naître, le sens qu'il porte, la paix qu'il donne, et par la roqya qu'Il a légiférée. Ce que la recherche mesure, ce sont les effets de cet apaisement ; le reste est du domaine de l'invisible, et on le laisse à sa place.

Faire du Coran un remède, au quotidien et en Ramadan

Pour quoiCe que l'on faitCe que ça soigne
Le cœur : doute, tristesse, videLire chaque jour avec le sens, ne serait-ce qu'une page ; méditer un verset ; les sourates du soir« Guérison pour ce qui est dans les poitrines » : c'est le premier usage, et le plus sûr
L'anxiété, le stress, le sommeilÉcouter une récitation lente, 10 à 20 minutes, matin et soir ; Ayat al-Kursi et les trois dernières sourates au coucherCe que les essais ont mesuré : moins d'anxiété, meilleur sommeil, moins de douleur
La maladie du corpsLa roqya sur soi ou sur le malade : al-Fatiha, Ayat al-Kursi, les versets de guérison, en soufflant ; l'eau coranisée ; voir les sourates pour la roqyaUn remède légiféré qui s'ajoute au médecin, ne le remplace pas
Le RamadanUne lecture complète ou une part fixe par jour, les tarawih, l'écoute pendant les tâchesLe professeur le note : la paix intérieure du mois, moins de colère et d'agitation, l'occasion de lâcher tabac, boulimie, habitudes ; le jeûne et le Coran agissent ensemble
Les habitudes et le caractèreUn verset appliqué par semaine : pardon, patience, langue tenueLe « changement comportemental » dont parle le professeur vient de l'application, pas de l'écoute passive

Contre-indications et précautions

Le Coran n'a pas de contre-indication ; c'est l'usage qu'on en fait qui peut en avoir. On ne renonce à aucun traitement au motif que « le Coran guérit tout » : Ibn al-Qayyim lui-même soigne le corps par les remèdes et le cœur par le Coran, et les deux ensemble. On ne promet pas à un malade la guérison d'un cancer ou d'une maladie chronique par l'écoute du Coran : c'est prêter à Allah un engagement qu'Il n'a pas pris, et cela fait des dégâts. On se méfie des vidéos et des « thérapeutes » qui vendent des « fréquences coraniques », des enregistrements « chargés », des séances à distance : le Coran se lit, s'écoute et se récite, il ne se vend pas en ondes. Et l'on garde en tête la fin du verset : « il n'ajoute aux injustes que perdition ». Le remède agit sur celui qui le reçoit avec foi.

Questions fréquentes

Quels sont les bienfaits du Coran sur le cerveau ?

Ce que les essais mesurent : moins d'anxiété, moins de douleur, un meilleur sommeil, chez des patients qui écoutent la récitation. L'idée que le Coran « reprogramme les cellules » par ses fréquences n'a aucune base scientifique ; on ne la reprend pas.

Écouter le Coran suffit-il, ou faut-il le lire ?

Écouter apaise, et c'est ce que les études ont testé. Mais la guérison du cœur dont parle le verset vient du sens : lire, comprendre, appliquer. Le professeur le dit pour la roqya : il faut « chercher la compréhension ».

Le Coran peut-il guérir une maladie chronique ?

Il est une guérison légiférée, par la roqya, qui s'ajoute aux soins ; Allah guérit qui Il veut. Mais personne ne peut promettre la guérison d'une maladie chronique par l'écoute du Coran, et l'on ne renonce pas à un traitement pour cela.

Pourquoi le Ramadan est-il le mois du Coran ?

Parce qu'il y a été révélé (2:185) et que Jibril le révisait chaque année avec le prophète ﷺ pendant ce mois. Le jeûne allège le corps et le Coran occupe le cœur : c'est la combinaison que décrit le professeur, paix intérieure et rupture avec les mauvaises habitudes.

Que penser des « fréquences du Coran » ?

C'est un discours sans étude derrière, calqué sur les théories new age des énergies. Le croyant n'en a pas besoin : le Coran guérit parce qu'Allah l'a dit et par la foi qu'il fait naître, pas par une vibration mesurable.

Cet article est à visée informative et éducative. Il ne remplace en aucun cas un avis médical ni un accompagnement personnalisé.

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