Souvent, les maux de tête durant le mois de ramadan sont dus à un manque d’eau. Il faudra donc boire beaucoup au moment du souhour et du foutour, et pendant le temps du icha. Il sera aussi bon de consommer des fruits comme la pastèque et le melon. La personne devra
peu manger et beaucoup boire, comme des tisanes, des jus de fruits, du café et du thé avec modération. Et bien sûr boire plus de deux litres d’eau au cours de la nuit.
En outre, par expérience j’ai remarqué que beaucoup de frères qui se plaignaient de maux de tête lors des jeûnes surérogatoires étaient des frères consommant beaucoup,de sucres raffinés ( sucre blanc, farine blanche, soda, etc.). Certains le savent peut-être, les sucres raffinés sont
très addictifs. Ces maux de tête ne sont que l’expression du manque que ressent le corps. Pour résoudre ce problème, il suffit de baisser sa consommation de sucres raffinés.
Au bout de deux ou trois mois, vous ne ressentirez plus ce phénomène de manque lors des jeûnes surérogatoires.
Ce que dit la science : jeûne, migraine et maux de tête
Ce que la recherche publiée dit des remèdes évoqués ci-dessus, à titre d’éclairage — les études portent sur les causes matérielles, la guérison appartient à Allah.
Le jeûne
Le jeûne, prescrit puis recommandé par la sunna (lundi-jeudi, jours blancs), est aujourd’hui étudié sous le nom de jeûne intermittent : une méta-analyse du BMJ montre des effets favorables sur le poids et les facteurs de risque cardiométabolique (BMJ, 2025), avec un impact sur l’appétit (Nutrients, 2023) et la composition corporelle (Diabetes Obes Metab, 2024). Précaution : les personnes diabétiques sous insuline, enceintes, allaitantes ou fragiles doivent adapter le jeûne avec leur médecin — l’islam autorise et parfois impose de ne pas jeûner en cas de maladie.
Migraine et maux de tête
Le magnésium réduit la fréquence des migraines selon des méta-analyses (Pain Physician, 2016) (Neurol Sci, 2025) ; les plantes (grande camomille, pétasite, gingembre) ont été passées en revue dans les essais contrôlés (Phytother Res, 2020). Sommeil régulier, hydratation, repérage des déclencheurs (jeûne brutal, écrans, certains aliments) sont essentiels. Précaution : un mal de tête brutal « en coup de tonnerre », avec fièvre, raideur de nuque ou troubles neurologiques, est une urgence.
